C’est une révélation fracassante que fait Bélaïd Abdessalam dans son livre “Chroniques et réflexions inédites sur des thèmes sur un passé pas très lointain”, par aux éditions Dar Khettab. 

L’homme qui était chef du gouvernement entre le  et Khalifa Laroussi.

Il faut savoir que le père du milliardaire déchu fut partie de l’un des acteurs clés de la création des services secrets algériens. Il était le compagnon de Abdelhafid Boussouf, le père fondateur du ministère de l’Armement et des Liaisons générales (MALG), le service de renseignement de l’Armée de libération Nationale. Il devient après l’Indépendance, ministre de l’industrie et de l’énergie en intégrant le premier gouvernement de Ben Bella entre septembre 1962 et septembre 1963. En 1965, il devient le PDG d’Air Algérie.

On ne compte plus ses fonctions officielles en tant que diplomate et son parcours regorge de faits historiques et politiques marquants. Mais, aux yeux de Bélaid Abdesselam, qui fut ministre de l’Énergie sous la présidence de Houari Boumédiène, le père de Rafik Khalifa s’était rendu célèbre uniquement par “l’incohérence de sa gestion comme ministre de l’industrie et de l’énergie de Ben Bella qui avait fini par se débarrasser de lui en raison de ses extravagances” !  Belaïd Abdesselam  qualifie même le père de Rafik Khalifa de “triste individu” et de “transfuge de l’administration française” qui n’avait jamais “ressenti dans sa vie, le sentiment d’appartenir  à la nation algérienne”.

Un témoignage accablant contre l’ancien haut responsable mort en 1990. Et pourtant, selon plusieurs sources historiques, Khalifa Laroussi fut l’homme qui sauva la vie à Belaïd Abdesselam en 1958 lorsque ce dernier fut condamné à mort le FLN au Maroc. Décidément, l’animosité a toujours caractérisé les rapports entre les hauts responsables algériens. Au passé comme au présent.