Ali Haddad est un milliardaire heureux. Très heureux. Même en pleine crise financière, il demeure parmi les rares richissimes businessmen qui développent des méga-projets en Algérie. Et cette fois-ci, il vient de frapper un grand coup. La Banque Nationale d’Algérie (BNA) vient de lui débloquer un crédit qui avoisine les  200 millions de dollars pour financer sa future aciérie à Annaba qui produira pas moins de 500 mille tonnes de fer. 

Selon nos investigations, Ali Haddad a d’ores et déjà versé la première tranche de 15 % du coût de ce projet, à savoir environ 20 millions de dollars, au profit des italiens de Danieli, l’entreprise qui va réaliser les travaux de cette future aciérie. Le reste de la somme qui complétera le budget total nécessaire pour les couvrir les besois de la construction de la future usine d’acier a été transférée par la BNA sur le compte bancaire de Danieli. Et il s’agit de près de 200 millions de dollars, a-t-on appris ce dimanche.

La crise financière et la crise de liquidités qui frappent de plein fouet les banques publiques algériennes n’ont pas empêché le financement du méga-projet d’Ali Haddad. Il faut savoir que ce dernier compte construire également des hangars et d’autres partis de cette usine qui abritera également, a-t-on encore appris, un laminoir, à savoir une usine de transformation des métaux. Avec cette aciérie, Ali Haddad sera le troisième acteur important du marché du fer en Algérie après Tosyali, le géant turc qui détient en ce moment la plus importante unité de production de fer située dans la zone industrielle de Bethioua près d’Oran, et les qataris de Qatari Steel qui sont en train de réaliser l’immense complexe sidérurgique de Bellara à Jijel.

Pour faire aboutir ce projet, Ali Haddad a conclu un accord avec les italiens de Danieli, une entreprise classée parmi les trois plus grands fournisseurs de systèmes et équipements destinés à l’industrie des métaux.