La qualité du système éducatif et l’absence d’une influence culturelle sur la scène mondiale. Ce sont les deux gros points faibles qui pénalisent terriblement l’épanouissement de l’Algérie et son développement. Quant à la liberté d’entreprendre et de faire du business, elle demeure faible et compromise par plusieurs difficultés. C’est du moins ce que l’on peut relever de classement établit par “U.S. News “

Le magazine « U.S. News & World Report » est célèbre pour ses classements des universités américaines et des pays par thématiques (meilleur pays pour élever des enfants, une retraite confortable, démarrer un business etc.). Ce média américain très prestigieux a dévoilé sa liste  des « meilleurs pays » du monde, réalisé avec la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie et l’agence de publicité Y & R.

Et dans ce classement, l’Algérie arrive à la dernière place des 80 pays étudiés à travers le monde. Ce score catastrophique s’explique par plusieurs paramètres qui distinguent encore et toujours notre pays des autres pays développés où il fait bon vivre.

Parmi ces paramètres qui pénalisent dangereusement notre pays, nous retrouvons la qualité de l’éducation, à savoir le système éducatif. Dans ce domaine, sur 80 pays, l’Algérie occupe l’avant-dernier rang. Les experts américains ne recommandent pas aux étrangers d’éduquer ou de scolariser leurs enfants dans les écoles algériennes.

Par ailleurs, “U.S. News & World Report” dans son classement a constaté que l’Algérie ne dispose d’aucune influence culturelle dans le monde. En dépit de la richesse de notre patrimoine, de notre histoire millénaire, et du dynamisme de nos artistes, l’image de l’Algérie dans le monde est très négative et notre pays demeure entièrement méconnu et possède que peu d’attractions culturelles. L’Algérie est classée dans ce secteur à la 78e place sur 80 pays. Une note amère qui fait froid dans le dos. Nos autorités n’ont développé aucun soft-power capable de drainer des investissements et d’améliorer la réputation de l’Algérie à l’étranger.

L’Algérie est également épinglée en matière de liberté d’entreprendre. Notre pays ne fait, malheureusement, pas partie des meilleurs pays dans le monde où il est facile et conseillé de lancer un business. Aux yeux des rédacteurs de l'”U.S. News & World Report”, l’Algérie ne fournit pas un accès facile aux financements et aux capitaux. Les pratiques commerciales ne sont pas encore transparentes et il n’y a pas d’expertise technologique par rapport aux 80 autres pays répartis à travers le monde.

Soulignons enfin que les auteurs de ce classement ont réalisé un sondage auprès de plus de 21 000 personnes à travers le monde qui ont été interrogées sur 65 facteurs sociaux, économiques, politiques et cultures.