Au moment où l’Algérie frappe, réprime et poursuit devant les tribunaux ces jeunes médecins, la France, le pays habitué à tirer profit du génie des cerveaux algériens, lance un appel aux médecins étrangers pour qu’ils viennent s’installer sur son territoire.  Inutile de préciser que cet appel vise particulièrement les médecins algériens, et maghrébins en général. 

Maîtrisant la langue française, connaissant les codes culturels français, le décret 2017-1601 du 22 novembre 2017 publié dans le JORF (n° 0274 du 24 novembre 2017) a été taillé sur mesure pour plaire aux jeunes médecins algériens qui cherchent de meilleures perspectives sous des cieux plus cléments.

En effet le décret 2017-1601 du 22 novembre 2017 publié dans le JORF (n° 0274 du 24 novembre 2017) donne désormais aux étudiants étrangers en médecine, les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes spécialistes étrangers, l’autorisation temporaire d’exercice pour les médecins et les chirurgiens-dentistes spécialistes titulaires d’un diplôme permettant l’exercice de la spécialité dans leur pays d’origine.

Le décret, entré en vigueur dès le lendemain de sa publication, précise les modalités d’autorisation temporaire d’exercice permettant à des étudiants en médecine étrangers ainsi qu’à des médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens spécialistes étrangers de venir suivre une formation complémentaire en France. Mais détermine aussi la procédure de délivrance de l’autorisation qui associe notamment de manière étroite le conseil national de l’ordre compétent et le Centre national de gestion.

Cette autorisation temporaire de 2 ans, renouvelable, assouplit à n’en point douter les conditions d’exercice des médecins étrangers qui étaient, naguère, obligés de passer par le concours annuel d’équivalence. Cela signifie, ainsi, que les médecins algériens pourront plus facilement intégrer le circuit médical français et commencent leur travail dans une institution médicale située en France.

C’est une véritable opération de charme destinée à séduire les médecins étrangers pour les convaincre d’émigrer vers la France. En ces temps durs où les jeunes médecins algériens sont martyrisés dans leur pays natal, il y a un énorme risque d’assister à un exode massif de ces médecins vers la France car ce décret offre des facilitations sans précédent. Les autorités algériennes ne peuvent pas dire qu’elles n’étaient pas informées du danger.

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