L’Algérie est-il vraiment un pays souverain ? C’est la question que l’on est tenté de poser lorsqu’on prend connaissance des factures des divers produits alimentaires importés par l’Algérie depuis l’étranger. 

Les montants donnent le tournis ! Et ces chiffres démontrent que les Algériens ne peuvent plus se passer des importations et de l’étranger pour se nourrir. Preuve en est, la facture d’importation du lait et produits laitiers a bondi à 1,41 milliard de dollars US durant l’année 2017 contre 985,1 millions de dollars en 2016, en augmentation de 43,11%. Une même tendance haussière est constatée pour les légumes secs dont les importations se sont chiffrées à 450,5 millions de dollars contre 356,82 millions de dollars, en hausse de 26,25%.

Quant à la facture d’importation des sucres et sucreries, elle a atteint 1,03 mds usd contre 912,25 millions de dollars, en hausse de 13,4%. Pour le café et thé, ils ont été importés pour un montant de 423,3 millions de dollars contre 396 millions de dollars, soit une augmentation de près de 7%.

Ces factures salées reflètent les dépenses onéreuses de l’Algérie. En pleine crise financière, notre pays continue à dépenser vraiment beaucoup trop d’argent pour se nourrir depuis l’étranger alors que des millions de nos hectares de terres agricoles demeurent inexploitées et abandonnées. Il faut savoir enfin que la facture globale du Groupe des produits alimentaires et des huiles destinées à l’industrie alimentaire a coûté 9,3 milliards de dollars US en 2017 contre 8,92 milliards de dollars en 2016. L’Algérie n’a donc jamais été aussi dépendante de l’étranger pour nourrir ses enfants. C’est un indicateur très dangereux pour l’avenir du pays.