C’est un secteur qui n’en finit pas de connaître les pires difficultés. Après une année 2017 très dure, la filière de l’aliment de bétail risque de connaître une nouvelle crise dangereuse d’ici quelques mois au cours de cette 2018. 

En effet, une quarantaine de fabricants algériens d’aliment de bétail vont subir d’énormes problèmes au niveau de leur trésorerie en raison de la hausse de la TVA imposée par les autorités publiques concernant l’importation du soja. Cette hausse est passée de 9 à 19 %. Une hausse qualifiée de vertigineuse par plusieurs acteurs de ce secteur qui seront énormément pénalisés puisque le soja représente le principal entrant à la production de l’aliment de bétail.

“Le soja représente entre 30 et 40 % de la valeur de la formule de fabrication de l’aliment de bétail”, nous explique sous couvert de l’anonymat l’un des plus importants acteurs algériens de ce secteur. Notre interlocuteur, comme plusieurs autres fabricants algériens, prévoit une situation très compliquée dans les 6 mois à venir en raison de l’augmentation de la TVA sur le soja. Une augmentation jugée “anormale” et “injuste” car la vente de l’aliment de bétail n’est plus soumise à TVA. Le fabricant algérien ne pourra donc pas récupérer l’argent qu’il avait dépensé pour s’acquitter des prix du soja avant d’entamer son processus de production.

Il est à signaler enfin que la filière de l’aliment de bétail a connu d’ores et déjà une profonde crise en 2017. Une baisse de production de l’ordre de 50 % a été constatée en 2017 dans la majorité des entreprises de production. Les représentants de cette filière ont imputé leurs difficultés à une baisse des quantités de matières premières, servant à la fabrication de l’aliment de bétail.