Le constructeur français Renault ne veut pas se contenter d’une seule usine en Algérie. Il va lancer une nouvelle chaîne de montage en CKD dès 2019. L’annonce a été faite par Fabrice Cambolive, directeur général de la Région Afrique Moyen Orient et Inde (AMI), dans une déclaration au journal gouvernemental El-Moudjahid.

L’usine, qui sera lancée en 2019, produira 5.000 véhicules lors de la première étape de production avant de passer rapidement aux étapes supérieures, indique la même source. Renault Algérie Production entamera ainsi “la fabrication de ses véhicules en CKD avec un investissement de plusieurs dizaines de millions d’euros qui se traduira par la maîtrise du système de la peinture et de la tôlerie. Une étape qui permettra d’incorporer des pièces en amont, tôlerie et plastique, avec la SNVI”, précise la même source. M. Cambolive a souligné que cet investissement important s’inscrit dans la continuité du projet et «marque la première pierre de l’usine avec cette volonté d’aller plus vite dans l’intégration».

L’usine de Ould-Tlélat, près d’Oran, fabrique actuellement près de 60 000 voitures par an, essentiellement de la Dacia Sandero et de Renault Symbol. Elle ambitionne d’arriver à terme à monter 150 000 unités, ce qui se répercutera sur les prix de la gamme, insiste le responsable. «L’augmentation des volumes est synonyme de baisse des prix », ajoutera le responsable.

Actuellement autour de 30 %, le taux d’intégration des voitures Renault augmentera au fur et à mesure, indique le responsable. «Toute initiative pour avoir un grand panel de fournisseurs de solutions technologiques pour les voitures Renault seront prises en compte pour l’augmentation du taux d’intégration local”, a expliqué Fabrice Cambolive.

Saïd Sadia