Les autorités algériennes ont décidé de hausser le ton contre les médecins résidents. Mais cette fois-ci, il n’est pas question d’envoyer des policiers anti-émeutes.  Le ministère de la Santé a pondu une une instruction dans laquelle ils exigent aux directeurs des hôpitaux algériens de procéder à des ponctions sur les salaires des médecins résidents en grève et mobilisés depuis plusieurs jours à travers le pays. 

C’est du moins ce que dévoile ce document obtenu par la Rédaction d’Algériepart. Signé par Said Harbane, secrétaire général du ministère de la Santé, ce document recommande de prendre en considération les  “dispositions réglementaires qui s’imposent et, ce conformément à la législation et à la réglementation en vigueur, à savoir notamment la ponction sur rémunérations au prorata des journées non travaillées”.

Selon le même document, les autorités publiques ne veulent plus négocier avec les médecins résidents et ne reconnaissent plus la légitimité de leur contestation. “Malgré les efforts déployés par les pouvoirs publics pour examiner et apporter des solutions concrètes aux doléances des résidents en sciences médicales ponctuées par trois rencontres avec monsieur le ministre et l’installation d’une commission intersectorielle, la première du genre, les résidents en sciences médicales continuent d’observer des grèves”, déplore le ministère de la Santé dans ce document officiel.

Cette attitude radicale des autorités risquent d’aggraver ce conflit social. La colère des médecins résidents ne risque pas de s’estomper dans ces conditions.