Le préavis de grève du personnel navigant d’Air Algérie (PNC) a donc été rejeté par l’Inspection du travail et le débrayage déclaré illégal par le tribunal de Dar El Beida.

La décision de justice a donné au Wali d’Alger, toute latitude pour réquisitionner l’ensemble des moyens légaux à sa disposition pour mettre fin à cette énième grève.

Les PNC d’Air Algérie avaient organisé cette grève pour des revendications essentiellement d’ordres salariales. Ils exigent de leur employeur un salaire minimum de 300.000 DA mensuels.

Certains experts estiment difficiles l’accès à ces exigences du fait du déficit important enregistré en 2017 par la compagnie Air Algérie dont le montant est estimé à 11 Milliards de Dinars selon Mr Abdelghani  Zaâlane, Ministre du Transport en réponse aux interrogations des députés le Dimanche 14 Janvier.

D’autre part, à la demande des pouvoirs publics, la Direction d’Air Algérie a décidé d’affréter pas moins de trois avions pour pallier à la pression de la demande de ses usagers et tenter de juguler les pertes financières, dus à l’arrêt de son activité, estimées à pas moins de 2 millions de dollars.

Les trois avions affrétés ont pu voler pendant 24 heures, mais pas le lendemain ou ils ont été bloqués au sol par le Bureau de Piste…

Le bureau de piste ne peut octroyer une autorisation de vol sans l’aval de l’Aviation civile.

Pourtant, dans notre pays, une loi stipule qu’en dessous de 29 jours, les avions affrétés n’ont pas besoin de l’autorisation d’exploitation émanant des services de Mr AZZI, Directeur de l’Aviation Civile et de la Météorologie (DACM).

Cette situation, que seule l’incompétence des services cités pourrait expliquer, engendre des effets contraires à ceux souhaités par les services publics et la Direction d’Air Algérie.

Le Ministère du Transport devrait enfin statuer définitivement sur ces incohérences dans l’application des règlements et lois régissant l’aviation en Algérie.