Le 13 juin 2016, VEON, anciennement VimpelCom, s’était engagé à accompagner chacun de ses abonné vers le digital, pour cela, le groupe avait annoncé la signature d’un partenariat avec le groupe Ericsson d’un montant d’1 Milliard de dollars pour transformer de manière radicale l’infrastructure Informatique de toutes les filiales du groupe.

Cet accord prévoit qu’Ericsson développe, mette en œuvre et assure le service autour de nouvelles technologies logicielles et de cloud sur une période de sept ans avec une option de prolongation.

En Algérie ce partenariat prévoit le transfert définitif vers Ericsson de 40 cadres experts, appartenant à un des services le plus sensible de Djezzy, le service Informatique !

Cet accord implique également le dangereux transfert de toutes les bases de données informatiques qui concernent les abonnées de Djezzy vers une autre entreprise pour être gérés à travers des systèmes cloud.

Les 40 employés concernés, soutenus par le syndicat et une majorité de leurs collègues au sein d’OTA, ont refusé de partir vers Ericsson et ont dénoncé une décision arbitraire.

Les employés de Djezzy vivent le démantèlement du service informatique comme un dangereux précédent qui risque de s’étendre et compromettre leur carrière.

En effet la question que se posent les employés de Djezzy est que vont devenir les autres services de l’entreprise dont le travail était relié, voire dépendait, étroitement du service informatique ?

L’Etat algérien ne voit pas que Djezzy est en train d’être dépouillée pour devenir une coquille vide dans quelques mois… à terme il aura 51% de presque rien ” Nous a déclaré une source interne.

Il n’est pas évident de croire que le FNI ou le gouvernement algérien soit au fait que la procédure de digitalisation implique de vider l’entreprise de ses employés et de la transformer en une simple plateforme informatique.

Le but inavoué serait bien évidemment de réduire les charges afin de rémunérer les actionnaires.

En effet l‘accord signé avec Ericsson permettra à VEON de réduire de plus de 50% ses dépenses informatiques (Opex et Capex) d’ici la troisième année.

En plein marasme commercial, Djezzy peine à créer de la richesse, les résultats catastrophiques d’OTA que notre rédaction avait publié sont la preuve de l’incapacité de la Direction incarnée par Vincenzo Nesci et Mathieu Galvani à redresser l’entreprise.

La digitalisation est une aubaine pour les responsables de voir la baisse des charges compenser les faibles revenus enregistrés par une mauvaise gestion.

Depuis quelques jours, Djezzy est secouée par des sit-in et arrêts de travail pour dénoncer les conditions et perspectives de travail désastreuses des employés mais également pour la gestion catastrophique de leur entreprise.

Ces troubles répétés au sein de l’Opérateur de téléphonie mobile Djezzy soulèvent plusieurs questions :

Les Responsables de cette descente aux enfers sont-ils intouchables ?

L’Etat algérien va-t-il voler au secours de milliers d’employés concernés par un avenir incertain ?

La nouvelle loi sur la protection des données privées a-t-elle était respectée à travers cet accord ?

La grève à laquelle appellent les employés est-elle la seule voie de communication chez Djezzy ?