Après 5 nuits passées en détention, Alexandre Djouhri a été libéré sous caution après avoir remis plus d’un million de livres à la justice anglaise, il affirme que les accusations de corruption portées contre lui sont ouvertement politiques.

Pour rappel, le franco-algérien de 58 ans a été arrêté à Heathrow il y a quelques jours en attendant un vol de correspondance vers l’Algérie. Il portait sur lui plusieurs clés USB.

 

Mr Djouhri a comparu le 13 janvier devant le tribunal de Westminster Magistrates Court, à Londres, pour l’examen d’une demande d’extradition déposée par la France.

 

 

Le tribunal de Westminster a été informé que M. Djouhri était recherché par les autorités françaises à la suite de neuf allégations, notamment l’utilisation d’un faux document, la corruption d’un fonctionnaire étranger, la conspiration pour détournement de fonds publics et trois accusations de blanchiment d’argent.

Mark Summers défendant Djouhri a déclaré à la Cour : “Cette affaire sur le mandat concerne la vente d’une villa et la vente de peintures, aussi elle n’a aucun fond significatif.”

Summers a déclaré que son client, qui avait besoin des services d’un interprète français, était un conseiller clé des présidents français de Jacques Chirac à M. Sarkozy en raison de ses relations en Afrique du Nord.

“En 1987, il était directeur d’une agence de presse appelée Euro Arab”, a déclaré M. Summers.

“M. Djouhri était également un ami du Premier ministre français de l’époque, Dominique de Villepin, et à ce titre a été, à l’occasion, amené à négocier avec les intérêts français au Moyen-Orient.”

Djouhri avait proposé à la cour 200 000 £ comme garantie qu’il ne quitterait pas la Grande-Bretagne s’il était libéré sous caution.

Emma Arbuthnot, le magistrat en chef, a exigé «beaucoup, beaucoup plus» et M. Djouhri a alors accepté de payer 1 million de livres sterling (1.1 Millions d’Euros).

Le tribunal était informé que M. Djouhri avait gagné environ 200 000 £ en tant que directeur d’une entreprise d’assainissement et d’énergie solaire en Afrique du Nord.

Summers a déclaré que son client était un habitué de l’Hôtel Dorchester à Londres.

Les conditions de mise en liberté provisoire de M. Djouhri stipulent qu’il doit porter un dispositif électronique et vivre dans l’appartement de sa fille Candice à Chelsea, dans l’ouest de Londres, jusqu’à son audience d’extradition en avril.

Il doit rester à l’intérieur de l’appartement entre 18h et 6h du matin comme il doit se présenter chaque matin à la police de Notting Hill.

Les rumeurs vont bon train sur l’origine de son passeport diplomatique et sur l’identité des personnes ayant réunis le montant de la caution.

Nous reviendrons très vite sur plus de détails sur ces informations.