Dans sa longue conférence de presse, animée samedi à Alger, le Premier ministre n’a pas répondu totalement au flou qui entoure la question de l’avenir des usines de montage des voitures dans notre pays.

Mais il a donné une indication de taille : la liste des constructeurs agrées va être « révisée ». D’autres vont donc arriver sur la scène. Il s’agirait, selon toute vraisemblance, du constructeur sud-coréen KIA Motors qui a déjà commencé à monter des voitures à Batna en partenariat avec un opérateur privé algérien.

Excepté ce cas de figure, Ouyahia a été catégorique : “Toute autre entreprise activant dans ce domaine qui n’a pas obtenu l’accord formel des services du ministère de l’Industrie et des Mines, ni reçu l’accord du Conseil national de l’investissement (CNI) est considérée en situation irrégulière et devra cesser ses activités”.

Lors d’une récente réunion interministérielle, le gouvernement a déclaré avoir accordé 5 autorisations pour le montage de véhicules en Algérie. SPA Sovac (Volkswagen, Seat…), TMC (Hyundai), SPA Renault, Peugeot et Nissan. Sovac propose de produire à terme 100 000 véhicules par an ; Hyundai : 100 000 véhicules ; Renault: 75 000 ; Peugeot 100 000 et Nissan : 60000 véhicules par an.

La liste a été gelée sur décision du Premier-Ministre en attendant “l’étude de tous les dossiers et recours”.