Après avoir répliqué, jeudi, au FLN à qui il a rappelé son passé de parti unique qui a notamment réprimé les manifestants du Printemps berbère, Ahmed Ouyahia a renvoyé, vendredi, le FLN à la réalité économique du pays. Il a estimé que « les constantes » dans le domaine de l’économie ne doivent plus exister.

«Nous sommes dans un monde impitoyable, un monde qui ne se nourrit pas de sornettes, qui ne se nourrit pas de constantes.  Les constantes se gardent. Après la religion, c’est l’indépendance du pays et la pérennité de l’Algérie qui doit rester debout. Tout le reste, évolue », a en effet indiqué le secrétaire général du RND dans une courte allocution prononcée à l’issue des travaux du Conseil national de son parti.

Pour mieux illustrer son propos, Ahmed Ouyahia a rappelé des positions prises par l’Algérie durant les années 1970. “La Charte nationale a vécu ! Le slogan le socialisme est un choix irréversible a vécu et pas seulement en Algérie”, a-t-il indiqué tout en précisant qu’au lieu des slogans, “l’Algérie a besoin d’une force, a besoin d’une activité, dynamisme et rentabilité qui nourrissent la continuité des choix stratégiques comme la justice sociale et la solidarité nationale”.

S’exprimant de manière précise sur la situation de l’économie nationale, le Premier ministre a encore une fois dénoncé le système de rente qui gangrène le pays. “Nous disons toujours : Ne distribue pas ce que tu n’as pas produit. Dire le contraire est un leurre”, a-t-il encore indiqué.

La veille, Ahmed Ouyahia a lancé une lourde charge contre le FLN en rappelant que Bouteflika “a libéré l’Algérie de ses malentendus et de ses hésitations”. Il a évoqué également “les erreurs politiques commises en 1980, face à une simple conférence académique de Mouloud MAMMERI, une décision par rapport à laquelle, je le dis pour l’histoire, Abdelaziz BOUTEFLIKA avait exprimé son désaccord”. Une allusion claire au FLN, parti unique. Mais Ouyahia a tenu à dédouaner Abdelaziz Bouteflika des agissements du FLN à cette période de l’histoire du pays.