La présidence de la République n’a pas laissé le suspense s’installer. Dans une sorte de mise au point adressée à l’APS, rapportée sous forme de « source autorisée », les services du Palais d’El-Mouradia indiquent ne pas remettre en cause le processus du partenariat public-privé et rétablissent le Premier ministre dans ses prérogatives.

Dans ces clarifications, la présidence de la République a tenu à préciser que  La décision de la présidence de vouloir contrôler les privatisations « est un acte politique visant, selon une source autorisée, à apporter un surcroît de transparence, d’équité et d’efficience de ce partenariat public-privé, souvent sujet à des suspicions et d’interprétations abusives l’assimilant à un bradage du patrimoine public ». La mise au point s’adresse donc à la presse et à la classe politique.

Plus que cela, la présidence de la République semble vouloir rétablir le Premier ministre dans son rôle de président du Conseil des participations de l’Etat, donc premier responsable des privatisations. D’ailleurs, la dépêche précise que l’instruction présidentielle. L’instruction « ne remet pas en cause les dispositions prévues par l’ordonnance 01-04 (notamment les articles 20, 21, 22) d’août 2001 relatives à l’organisation, la gestion et la privatisation des Entreprises publiques économiques) ». Cela même si le document précise que toutes les décisions doivent passer par le Conseil des ministres, ce qui est une évidence. « L’article 20 de l’ordonnance 01-04 prévoit que la stratégie et le programme de privatisation doivent être adoptés par le Conseil des ministres, présidé par le Chef de l’Etat. Le gouvernement, lui, a la charge de mettre en oeuvre le programme sur lequel a été élu le Président de la république », indique-t-on en dernier lieu.