Contrairement à ce qui a été rapporté par  de nombreux médias algériens, les autorités chinoises n’ont pas mis en demeure la compagnie nationale Air Algérie. Et la ligne Alger-Pékin n’est guère menacée, a-t-on appris suite à nos investigations. Il s’agit uniquement de sanctions imposées par la direction de l’aviation civile chinoise à l’encontre de la compagnie battant pavillon national. 

Des sanctions qui ne remettent pas en cause la ligne Alger-Pékin. Il s’agit de sanctions infligées à Air Algérie en raison des retards intempestifs de ses avions. Lors du mois d’août 2017, 7 vols sur 8 ont enregistré des retards. Sur les 52 compagnies mondiales et internationales qui travaillent au niveau de l’aéroport de Pékin, Air Algérie s’est classée parmi les trois dernières compagnies s’agissant de la ponctualité de leurs vols.

Cette défaillance a valu à Air Algérie des sanctions administratives qui vont durer jusqu’au mois de mars 2018. De quoi s’agit-il plus exactement ? Les autorités chinoises ont appliqué une nouvelle procédure internationale régissant l’aviation civile, a-t-on appris de plusieurs sources concordantes. Cette réglementation empêche les compagnies retardataires d’ajouter de nouvelles rotations ou de demander de nouveaux vols. Ainsi, Air Algérie n’aura pas le droit de réclamer de nouvelles rotations aux autorités de l’aéroport de Pékin.

En revanche, la ligne Alger-Pékin n’est nullement concernée par ces sanctions. Au contraire, selon nos investigations, cette ligne est l’une des plus rentables de la compagnie Air Algérie. Le taux d’occupation des avions avoisine toujours les 70 %. Le vol direct d’Air Algérie est très prisé par les ouvriers et employés des sociétés chinoises implantées en Algérie. Des bénéfices qui dépassent les 3 millions d’euros sont également transférés chaque année vers Alger grâce à cette liaison aérienne. Malheureusement, Air Algérie pourrait faire nettement mieux si le sempiternel problème des retards est résolu.