Pour une fois, Chakib Khelil ne critique pas directement l’action du gouvernement. L’ancien ministre de l’Energie, qui multiplie ces derniers temps les communications allant parfois à l’encontre des décisions du gouvernement, a atténué ses propos et pense que les privatisations “ne sont pas une mauvaise chose”.

Dans une interview accordée au site local AkhbarDjelfa.info, l’ancien ministre de l’Energie a estimé que « l’idée de privatiser les entreprises doit répondre à des critères précis ». Pour lui, « on ne peut pas appliquer une solution d’ensemble à toutes les entreprises ». « Le secteur public comporte des centaines d’entreprises, activant chacune dans un domaine différent. Il serait anormal d’appliquer à chacune la même solution. Il faut donc faire du cas par cas », indique Chakib Khelil qui estime qu’il faut opérer dans « la transparence ».

Plus globalement, l’ancien ministre de l’Energie pense que les décisions prises par les autorités « vont dans le bon sens » et « peuvent aider notre économie» mais « ne constituent qu’une solution passagère ». Les vraies solutions sont, selon lui, l’attrait des investissements étrangers et nationaux ainsi que le recours à l’endettement.

La semaine dernière, l’ancien ministre avait sévèrement critiqué le gouvernement. Il s’est notamment attaqué à la politique du Premier-ministre Ahmed Ouyahia.

Sur un autre plan, Chakib Khelil estime que les prix du pétrole vont rester autour de 70 dollars le baril pour l’année en cours. Selon lui, l’augmentation de la production américaine n’influera pas sur les cours du Brent.