Le marché mondial des vaccins a enregistré une progression de 24% entre 2011 et 2014. Les ventes de vaccins sont passées de 26 milliards de dollars en 2011 à 32,3 milliards de dollars en 2014 et devraient avoisiner les 80 milliards de dollars en 2025, selon le cabinet Alcimed.

Deux géants se partagent le marché mondial de la fabrication de vaccins, le français Sanofi, qui a réalisé 4,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires avec ses vaccins en 2016, et le britannique GSK dont les ventes se sont élevées à 4,26 milliards d’euros.

Un protocole d’accord pour la création d’une société mixte pour la production de vaccins en Algérie a été signé à Alger par le groupe Saïdal, l’Institut Pasteur d’Algérie et Sanofi Pasteur.

La société mixte devra à terme procéder à la fabrication de trois vaccins de Sanofi Pasteur de dernière génération : l’Hexavalent et le Tetravalent, qui sont deux vaccins protégeant contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B, la poliomyélite et les infections invasives causées par l’Haemophilus influenzae de type b.

D’après un communiqué du groupe Saïdal, la capacité de production de la nouvelle unité se situera entre 10 et 20 millions de doses par an et permettra la création de 150 emplois, dont 100 hautement qualifiés dans le domaine de la biotechnologie et contribuera à la réduction de la facture d’importation des vaccins.

La nouvelle usine de production de vaccins sera réalisée en trois (03) années à compter de la création de la société et la signature des contrats de réalisation.

Elle permettrait après sa mise en exploitation de couvrir les besoins du marché algérien pour ces vaccins dans une première étape et «sera élargi à l’exportation dans un deuxième temps», a conclu le communiqué de Saïdal.

Un vaccin qui fait polémique.

Le vaccin hexavalent (diphtérie-tétanos-poliomyélite-coqueluche-infection à haemophilus influenza b-hépatite B, ou pour condenser DTPCa Hib HepB) de Sanofi Pasteur que l’Algérie s’apprête à produire a beaucoup fait parler de lui dans le monde.

Pour rappel, ce vaccin était initialement destiné uniquement aux marchés hors de l’Union européenne en date du 21 juin 2012, avant d’être autorisé en Europe depuis le 22 avril 2013.

Aujourd’hui, la nouvelle formule du vaccin est présentée comme une avancée majeure par ses concepteurs.

D’après une source médicale : ”L’Hexavac en seringue pré-remplie et donc préalablement dilué n’est pas un progrès important, les anatoxines diphtérique et tétanique y sont toujours adsorbées sur hydroxyde d’aluminium hydraté, les résidus de fabrication (glutaraldéhyde, formaldéhyde, néomycine et autres antibiotiques) sont exactement les mêmes, le virus de l’hépatite B est toujours cultivé sur cellules de levure génétiquement modifiée, même si la souche utilisée a changé’’

Comparatif Vaccins

Nous avons pu nous procurer un tableau comparatif des vaccins, et au vu des détails il s’avère que l’Hexavalent de Sanofi n’est jamais que l’équivalent de l’Infanrix Hexa (vaccin hexavalent de GSK commercialisé depuis 2008) ou, plus exactement, de l’Hexavac, le vaccin hexavalent de Sanofi Pasteur qui fut autorisé en Europe en 2000, commercialisé en France en 2003, retiré de la vente le 17/11/2005, et dont l’Autorisation de Mise sur le Marché a été définitivement abrogée le 28/06/2012…

Nous avons également pu nous procurer le document confidentiel de GSK réservé aux seules autorités.

Rapport confidentiel GSK vaccin hexavalent

Ce document porte, entre autres, sur les effets secondaires recensés en Europe, entre le 23 octobre 2009 et le 22 octobre 2011, et qui s’élèvent à plus de 800 complications et effets secondaires différents !

Le document mentionne par ailleurs au moins 37 autres décès d’enfants recensés depuis le lancement du vaccin (en l’an 2000). Soit un total minimum de 73 décès de nourrissons !

Rapport de vaccination

Le Professeur Joyeux met en avant les « dangereux adjuvants » de ces vaccins et y voit « une histoire de gros sous » alimentée par les laboratoires pharmaceutiques.

Les risques sont liés aux additifs (adjuvants, inactivateurs, conservateurs, stabilisateurs et autres excipients), dans l’Infanrix, on trouve entre autres, du formaldéhyde et des sels d’aluminium.”

De par ses propriétés, l’aluminium est également utilisé comme adjuvant, il est un puissant stimulateur du système immunitaire. Cependant, des découvertes récentes révèlent aussi ses propriétés neurotoxiques.

Selon Jean Pillette, docteur en médecine, membre de l’European forum for vaccine vigilance : ”L’aluminium est normalement éliminé par les reins, sauf chez les nourrissons dont la fonction rénale n’est pas encore bien en place. Un bébé de 15 mois qui reçoit son quatrième vaccin hexavalent de routine, reçoit 100 fois la dose d’aluminium qui ne devrait être excédée dans son sérum sanguin.

Le Professeur Montagnier, prix Nobel de médecine en 2008, se désolait : “ce sont souvent les adjuvants qui créent ces problèmes de réactions anormales aux vaccins…, j’enrage de voir que ce problème est totalement nié pour des intérêts pharmaceutiques, des intérêts politiques“.

Malgré cela l’ONU avait conclu que compte tenu de la totalité des données disponibles, rien ne venait appuyer la thèse d’une association de cause à effet entre l’administration des vaccins hexavalents et la mort subite inexpliquée des nourrissons…

Alors pourquoi une telle différence d’opinion entre les médecins et les autorités chargées de la santé publique ?

Des conflits d’intérêts entre politique et laboratoires

Les conflits d’intérêts entre les experts officiels, chargés de faire des recommandations et de donner des avis et l’industrie pharmaceutique sont une réalité dans plusieurs pays.

Au sujet des scientifiques qui composent le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) en Belgique, les magazines Knack du 12 novembre 2008 et Vif l’Express du 14 novembre 2008 avaient publié :« Il ressort des documents que nous avons pu consulter que quatre des cinq membres qui a préparé l’avis du CSS sur le Gardasil et le Cervarix (les vaccins contre le « cancer du col de l’utérus ») sont ou ont été consultants ou chercheurs rémunérés par Glaxo Smith Kline ou Sanofi Pasteur MSD.’’ …”Pourtant, ils ont tous les cinq signé la déclaration de conflits d’intérêt exigé par le Conseil Supérieur de la Santé, une déclaration par laquelle ils affirment pouvoir agir en toute indépendance dans ce dossier’’

Souvenons-nous également en France, lors du scandale du médiator, nous avions découvert le “club Hippocrate’’ financé par GSK et qui réunissait une centaine de députés.

Madame Marisol Touraine, ancienne ministre des Affaires sociales et de la Santé en France appartenait au club “avenir de la santé”, un groupe de pression financé par le labo GSK fabriquant du vaccin Infanrix.

De même pour l’ancienne ministre de la santé, Michelle Barzach, qui a été présidente du labo GSK.

Depuis novembre 2012, le conseil d’Etat, a reconnu à 6 reprises le lien aluminium vaccinal et les maladies telles la myofascite à macrophages… Une maladie peut se déclencher 10 ans après la vaccination.

Une étude publiée en 2003 a révélé qu’environ deux tiers des centres de médecine universitaires détenaient des actions dans les entreprises finançant la recherche en leur sein.

Une autre étude publiée en 2007 sur les chaires de médecine montre que deux tiers d’entre elles perçoivent des fonds des firmes pharmaceutiques pour leur département, et trois sur cinq des rémunérations à titre personnel.

Le Ministère de la Santé a-t-il été consulté dans le récent protocole d’accord ?

Nous tenons à affirmer que nous ne sommes pas anti-vaccin, nous pensons au contraire que la science a ses bienfaits, comme nous sommes conscients que la vaccination a éradiqué beaucoup de maladies.

Nous pensons sincèrement que l’algérien est en droit de disposer d’informations suffisantes, comprenant également les risques possibles d’une vaccination, pour pouvoir fournir un consentement éclairé.

Le débat sur la vaccination ne doit pas être confisqué.

Pour revenir à l’Hexavalent que notre pays s’apprête à produire, le Ministère de la Santé a-t-il des statistiques au niveau national ?

A-t-il pris en considération les analyses exhaustives, qui portaient sur une période de 3 ans, des cas rapportés de mort subite en Allemagne et en Autriche suite à la vaccination (Hexavac) chez des enfants âgés de plus de 1 an ?

Ce vaccin, interdit et récemment réintroduit en France et rendu obligatoire que dans ce seul pays, sous l’effet de pressions du lobby des laboratoires, est-il fiable ?

Va-t-on enfin admettre la pharmacovigilance et la matériovigilance comme un véritable niveau de protection de la santé publique ?

Des questions qui mériteraient un débat… Les colonnes de notre journal sont ouvertes !