Depuis quelques semaines, le FLN est parti en croisade contre l’accord signé entre le gouvernement et les partenaires sociaux portant sur un « partenariat public-privé ».

L’accord porte notamment sur la possibilité qui est donnée aux entreprises privées d’entrer dans le capital de sociétés publiques. Pour montrer son « opposition », le vieux parti est allé jusqu’à tenir une « tripartite parallèle » avec le FCE et l’UGTA.

Selon des informations recoupées, l’opposition du FLN à ce projet n’émane pas que d’une simple lubie de Djamel Ould-Abbès. Il semblerait que même le chef de l’Etat a demandé au Premier ministre de ne privatiser aucune entreprise publique. Selon des indiscrétions, le rétropédalage présidentiel ne concerne pas que la privatisation. Même l’entrée des privés dans le capital de société étatiques n’est pas du goût de la présidence de la République.

Cela confirme en effet les informations qui disent que l’agitation du secrétaire général du FLN est en réalité inspirée par le cercle présidentiel. L’objectif étant double : d’un coté, les Bouteflika ont le souci de marquer Ouyahia de trop près en vue de bien préparer la future présidentielle. D’un autre coté, Abdelaziz Bouteflika veut utiliser le Premier ministre comme fusible en cas de manifestations publiques. Les Algériens apprendront dès lors que Ahmed ouyahia a « agi seul ».

Toutes ces informations vont certainement être utilisées par les journalistes lorsqu’ils poseront leurs questions à Ahmed Ouyahia qui tiendra une conférence de presse le 20 janvier prochain.