La justice française a fini par rattraper l’homme d’affaires Alexandre Djouhri qui vient d’être interpellé dimanche à l’aéroport londonien de Heathrow.

Alors qu’il est soupçonné d’être impliqué dans le possible financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, Alexandre Djouhri n’a jamais répondu aux convocations de la justice française.

« Monsieur Alexandre », l’intermédiaire qui avait été proche du clan Chirac, puis de celui de Nicolas Sarkozy, avait souvent été cité dans des affaires d’État telles la vente de de porte-hélicoptères Mistral à la Russie, l’affaire Clearstream, la vente des frégates à l’Arabie saoudite, ou les négociations du TGV Djeddah-La Mecque qui n’ont jamais abouties…

Les juges de l’affaire libyenne, qui enquêtaient sur le probable financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy par le régime libyen, avaient fini par s’intéresser aux activités à Ahmed Djouhri.

Ils avaient perquisitionné son domicile à Genève durant le mois de mars 2015.

Après plusieurs recours, les magistrats français furent empêchés d’exploiter les documents saisis…

Selon certaines informations du journal Le Monde qui aurait eu accès au dossier d’instruction, Alexandre Djouhri aurait acheté une villa appartenant à la fille du vendeur d’armes saoudien Adnan Kashoggi, pour 762 000 euros par le biais d’une de ses holding de Rotterdam, Aklal BV.

 

La villa, située à Mougins (sud-est de la France) aurait été revendue plus de 10 millions en mai 2009 à un fonds souverain libyen, le Libya Africa Investment Portfolio (LAP), dirigé par Béchir Saleh, l’un des « lieutenants » de Muammar Khadafi proche de Claude Guéant et de l’ancien patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini…

Serait-ce ces documents concernant la villa de Mougins qui expliqueraient l’émission du mandat d’arrêt contre « Monsieur Alexandre » ?

Nous en saurons certainement plus dans les jours qui suivent…