Mercredi dernier, les policiers ont réprimé dans le sang une tentative de manifestation des médecins résidents, venus un peu partout pour protester contre leurs conditions de travail.

Les représentants des médias venus couvrir l’évènement, mais également les citoyens de passage devant l’hôpital Mustapha-Pacha ont été particulièrement choqués devant le degré de violence, voir de haine, qui se dégageait des policiers.

S’agit-il d’actes individuels ou d’instructions venues de la haute hiérarchie de la Direction générale de la Sûreté nationale ?

La question est légitime d’autant plus que les médecins protestataires n’ont fait usage d’aucune violence particulière.

C’est pour cela qu’au sein de la DGSN, on tente de se disculper. Selon différentes sources, certains policiers qui ont été chargés d’empêcher une marche des médecins auraient été sanctionnés.

La direction générale de la police ne communique pas publiquement sur le sujet. Mais des sources proches de la DGSN indique que « le Général El Hamel a demandé des sanctions ». Les responsables reprochent notamment aux policiers « leurs excès de zèle » et surtout d’avoir visé des partis sensibles des corps des jeunes médecins.

C’est ainsi que certains protestataires ont été gravement atteints au niveau du crâne et du visage. Ce qui a donné des images choquantes pour l’opinion publique.