Djamel Ould-Abbès a eu droit à son show. Il a réuni, ce mercredi, les partenaires du gouvernement dans ce qui est appelé la Tripartite. Autour de sa table, Djamel Ould-Abbès avait Ali Haddad et Abdelmadjid Sidi-Saïd. Il les a conviés pour s’assurer que « les ouvertures de capital » des entreprises, décidées lors de la dernière Tripartite, ne veulent pas dire « la privatisation » de ces sociétés.

« Le but suprême de l’accord d’association » entre les entreprises publiques et privées est « le service suprême de l’Algérie », a tenu à préciser Ali Haddad, sans doute pour lever toute équivoque quant à sa participation à la rencontre. « Nous tenons à préciser que tout ce que nous faisons se fait dans le cadre du respect des lois de la république », a écrit Ali Haddad qui, visiblement, a le souci de clarifier sa position par rapport à sa relation avec le Premier ministre. « Nous sommes les premiers à veiller au respect strict des lois », a répété l’homme d’affaires devant les présents. « Nous ne recevons des leçons de patriotisme de personne », a-t-il répété.

Abdelmadjid Sidi-Said, véritable cheville ouvrière de cette charte qui permettra aux entrepreneurs privés de prendre des participations dans les sociétés publiques, a lui aussi expliqué son choix. Avec le zèle qu’on lui connaît, il défendu cette option. « Il n’y a pas de privatisation », a-t-il indiqué. Puis, le « syndicaliste » officiel a loué sa relation avec le chef des patrons. « Oui, Ali Haddad et mon ami et cela ne concerne que moi et lui », a-t-il précisé.

Les trois « partenaires » du jour ont tout fait pour ne pas donner l’impression de tenir une Tripartite « parallèle ». « Cette rencontre n’est dirigée contre personne », a répété Djamel Ould-Abbès. Selon lui, il ne s’agit que d’une « rencontre de concertation entre des acteurs de la vie publique ». Et pour donner un peu de parfum à ce sommet inédit, Haddad, Ould-Abbès et Sidi-Saïd ont lu une motion dithyrambique envers le chef de l’Etat. Ils ont multiplié les adjectifs, les mots de remerciements envers le chef de l’Etat à qu’ils disent souhaiter « plein de santé ». Une allusion à un nouveau mandat présidentiel ?