« Le gouvernement n’a pas d’autre solution ». Lors de son passage, mardi matin sur les ondes de la radio nationale, le ministre des Finances a tenu un discours de vérité.

Abderrahmane Raouiya a une nouvelle fois tenté de jouer au pédagogue. Il a expliqué que si le gouvernement a fait recours à la planche à billets, c’est faute de solution alternative. «Le Financement non conventionnel, ou le recours à la planche à billets, décidé par l’amendement de la loi sur la monnaie et le crédit, était l’option la plus difficile à prendre », a reconnu le ministre des Finances. «Le gouvernement ne peut pas choisir une solution dont il ne maîtrise pas la politique et dont il n’a pas assez de données », a insisté Abderrahmane Raouiya.

Le ministre des Finances a reconnu que la situation financière du pays est délicate. « La situation demeure extrêmement tendue pour le budget de l’État : dans la situation actuelle, l’année 2017 sera clôturée avec des difficultés réelles, alors que l’année 2018 s’annonce plus complexe », a-t-il dit.

En revanche, Abderrahmane Raouiya minimise l’impact du recours à la planche à billet. Il indique que le taux d’inflation sera de 5,5%. Il a rappelé que le taux d’inflation était « fixé à 5,5% et que le taux du niveau de croissance devrait se situer à 4% ». Il rappelle, en outre, que la nouvelle loi de Finances a inclut une « assez forte augmentation » du budget d’équipement par rapport à celui du fonctionnement, en « légère baisse ». Une mesure, selon lui, qui devrait permettre d’augmenter les investissements dans les infrastructures de base et, dans les « deux à trois prochaines années », obtenir un taux de croissance « encore plus élevé et un déficit moindre ».