Prévu les 04 et 05 janvier prochain, le concert d’IDIR à Alger suscite une véritable polémique. Omar Aït Mokhtar, coordinateur du Mouvement citoyen des Algériens en France (MCAF) s’est violemment attaqué aux organisateurs de ce concert qui se déroulera à la Salle omnisports Mohamed Boudiaf (la coupole). 

A entendre ce militant associatif très actif à Paris, l’un des lobbyistes les plus proches des décideurs politiques algériens et fervent soutien du 4e mandat d’Abdelaziz Bouteflika, le concert d’Idir à Alger s’apparente à une « pure opération de fric inacceptable ».

Selon Omar Aït Mokhtar, le producteur Belaïd Izem à l’origine de la venue d’Idir est mis à l’écart pour laisser de la place à une agence privée appelée Well Sound. Une agence dont est actionnaire Mohamed Daas, l’ex Directeur de la Division Marketing et Communication et Conseiller chargé de la Relation Presse et Relations Publiques à Mobilis. D’après le coordinateur du MCAF, l’attribution de l’organisation de ce concert à cette agence privée relève de la complaisance voire du népotisme. En effet, Omar Aït Mokhtar accuse le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, d’avoir imposé son « ami » Daas à l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins (ONDA). Comme Mihoubi, Daas est un cadre du RND, s’indigne Omar Ait Mokhtar.

« Passer par une boite privée pourquoi faire ? Pour encaisser l’argent des sponsors !!!??? C’est malsain ! Comment contrôler ? », s’interroge encore le coordinateur du MCAF selon lequel à cause de « ces pratiques, les artistes algériens fuient vers l’étranger ». « Que les choses soient claires, je ne cherche en aucun cas à nuire à la réputation de l’artiste; Ce climat malsain n’est pas son œuvre. De même à l’État qui met tous les moyens possibles pour l’épanouissement de notre culture. Hélas on a affaire à des malfrats », déplore enfin Omar Aït Mokhtar dans une déclaration transmise à la Rédaction d’Algériepart.