La généralisation de l’utilisation de la langue amazighe s’accélère. Après l’annonce de de la consécration de Yennayer comme fête légale, les autres institutions de l’Etat se mettent à « l’horloge amazighe ».

Ainsi, désormais, tous les départements ministériels, les institutions de l’Etat, qui ont traîné la patte dans ce domaine, se précipitent pour se conformer à la nouvelle réalité ; tous leurs textes vont être désormais traduits en tamazight. Pour cela, toutes ces institutions ont demandé l’aide et l’assistance du Haut Commissariat à l’Amazighité, qui dispose de l’expertise nécessaire dans ce domaine.

Jusque-là, seules les médias officiels et l’Assemblée populaire nationale ont fait des efforts. Les discours du président de la chambre basse du parlement, ainsi que les informations de l’agence officielle APS sont traduits en tamazight. Plus récemment encore, le ministre du Tourisme, un militant de la cause amazighe, a lui aussi publié sa biographie en tamazight sur le site de son département ministériel. Les autres départements, y compris celui de la jeunesse et des Sports, qui est un grand militant de la cause amazighe, n’ont pas fait d’efforts nécessaires dans le sens de l’utilisation de tamazight dans leurs publications.

Mais comme par enchantement, tout s’est accéléré. Les émeutes de la semaine dernière en Kabylie ont commencé à faire bouger les lignes. Pour montrer la « bonne volonté » des autorités, le ministre de la Jeunesse et des Sports, El-Hadi Ould Ali, a prononcé son premier discours officiel en tamazight en pleines manifestations. Une preuve que lorsque la rie bouge, les politiques suivent !

L’enseignement le plus important que nous donne cette « nouvelle tendance » est que lors que les politiques expriment une volonté, le reste est facile. C’est la preuve que jusque-là, les blocages sont venus des politiques et non du terrain. Face à la volonté du peuple, puis des politiques, rien ne peut arrêter la marche de l’Histoire !