Porte-parole du RND, membre du bureau politique et chargé de la wilaya d’Alger, Seddik Chihab est l’un des personnages politiques les plus influents dans notre pays. Un personnage qui suscite ces jours-ci une énorme polémique en raison de ces connexions avec de nombreuses affaires louches et suspectes.

En effet, nos recherches nous ont permis de constater que Seddik Chihab possède une véritable fortune qui soulève de nombreuses interrogations. Une villa à Jijel, une autre somptueuse villa à Kouba, 3 appartements à Ain Bénian ainsi que de nombreux terrains dans la wilaya d’Alger dont sont propriétaires son propre frère Saïd Chihab ainsi que plusieurs membres de sa famille. Le patrimoine de Seddik Chihab et de ses proches classe cet homme politique parmi les personnalités les plus riches au sein du sérail.

Un sérail au sein duquel Seddik Chihab commence à susciter une vive colère en raison de ses agissements controversés dans sa formation politique. Selon plusieurs sources trés bien introduits au sein du “système”, Seddik Chihab conduit en ce moment même un mouvement de rébellion contre le Premier-ministre, Ahmed Ouyahia. Confronté à une guerre froide avec le FLN de Djamel Ould-Abbès, sans oublier les vives contestations de plusieurs lobbys exaspérés par leur exclusion de certains secteurs très juteux de l’économie nationale, Ouyahia est “poignardé” ces jours-ci dans le dos par son propre compagnon, Seddik Chihab. Selon nos sources, les récentes décisions économiques du Premier-ministre ont fortement déplu aux “parrains” de Seddik Chihab qui a été “instruit” de “lancer dans les coulisses” des manoeuvres de déstabilisation à l’encontre d’un Ahmed Ouyahia trop occupé par la gestion des dossiers les plus complexes de l’Etat.

Cette guerre de clans qui risque d’éclater d’un moment à un autre au sein du RND, certifient nos sources, pourrait causer des “dégâts politiques catastrophiques” au début de cette année 2018. Ahmed Ouyahia négocie en ce moment un remaniement gouvernemental stratégique pour se doter d’une équipe gouvernementale plus soudée avec pour mission délicate de mettre en place des réformes impopulaires à l’image de la très attendue révision de la politique des subventions publiques.

Les “attaques” que préparent Seddik Chihab à l’encontre d’Ahmed Ouyahia risquent donc de plonger la situation politique dans une spirale inquiétante. D’où l’exaspération de plusieurs personnalités influentes au sommet de l’Etat qui n’apprécient, nullement, ces nouvelles turbulences dignes d’un véritable “complot”.

Ce n’est pas la première fois que Seddik Chihab se retrouve au coeur d’une vive polémique divisant le régime et ses décideurs. Le RCD s’en est pris récemment avec véhémence à ce personnage politique en rappelant “son éviction de l’UGTA sur demande de Abdelhak
Benhamouda. “Auparavant, il avait grenouillé dans le syndicalisme d’où feu Benhamouda avait exigé et obtenu son élimination. Ses abus étaient si scabreux que même l’intervention de la Sécurité militaire n’a pas suffi à calmer le défunt responsable de l’UGTA”, avait écrit EN 2011 le RCD qui avait dénoncé également les “innombrables détournements opérés au ministère de la santé et dans celui des travaux publics par son futur acolyte” .

A l’époque, Seddik Chihab avait survécu à cette “charge”. Réussira-t-il, cette fois-ci, à survivre à cette tempête qu’il s’apprête à déclencher de ses propres mains ?