Dans trois jours, les Algériens vont entrer dans une nouvelle année. L’année 2018 sera sans doute la suite de ce qui a été réalisé durant l’année qui s’achève. Mais si politiquement, l’année prochaine ne connaître -théoriquement du moins- aucune échéance électorale, beaucoup de changements attendent les Algériens sur le plan économique et social.  

Ainsi, dès lundi, donc le premier jour de l’an, les Algériens vont faire face à une nouvelle augmentation dans les prix des carburants. L’essence et le gasoil coûteront donc plus cher. Il faut donc imaginer que les transporteurs –de marchandises et de personnes- augmenteront les prix de leurs prestations. Cela induira, automatiquement, des augmentations des prix d’autres produits et prestations.

Plus que cela, certains commerçants, notamment ceux qui vendent des produits importés, ont déjà commencé à augmenter les prix de leurs marchandises avant que les taxes prévues dans la loi de Finances n’entrent en vigueur. C’est notamment le cas pour les produits électroménagers et confiseries.

L’autre « nouveauté » qui attend les Algériens est la privatisation des entreprises publiques. Certaines entités publiques, notamment les plus petites d’entre elles, devront changer du propriétaire. Elles passeront, totalement ou en partie, entre les mais d’entrepreneurs privés. Cela suppose qu’il y aura des plans sociaux.

Sur le plan social, des mouvements de protestation sont attendus dès janvier. C’est le cas des enseignants de l’enseignement supérieur, des travailleurs des communes et des paramédicaux qui ont déjà annoncé des grèves dès le premier mois de l’anne.

Sur le plan politique, l’année qui arrive sera sans doute marquée par les préparatifs des élections présidentielles de 2019. Les différents candidats potentiels à ce scrutin se feront de plus en plus connaître dès 2018. Mais connaissant les mœurs politiques du régime algérien, il n’est pas évident de savoir si Abdelaziz Bouteflika briguera un 5 ème mandat. Cette information sera laissée à la fin de l’hiver 2019.

Pour le reste, il évident qu’il n’y aura pas de grande révolution ! A part peut-être celle de pouvoir –enfin !- commercer en Algérie avec une carte magnétique ! En attendant, bonne année à tous !