C’est officiel ! Les autorités ont retiré leur agrément au projet de l’usine de KIA en Algérie. Algériepart a obtenu en exclusivité la liste officielle des marques et entreprises autorisées à produire des véhicules en Algérie. Et l’usine KIA ne figure pas sur cette liste. Par conséquent, ce projet tombe à l’eau et l’usine doit être fermée. 

C’est donc une véritable condamnation à mort. L’usine Gloviz/Kia, Kia Al Djazaïr, n’est plus autorisée à assembler des véhicules dans notre pays. C’est le seul projet fonctionnel qui n’a pas été agréé par les services du Premier-ministre, Ahmed Ouyahia. Et pourtant, cette usine mise en place par l’opérateur privé Global Group à Batna a commencé depuis le mois de novembre dernier à commercialiser la Kia Picanto GT Line, montée en Algérie au niveau de l’usine de Batna.

Les commandes pour ce véhicule  ont été ouvertes depuis le mois de septembre dernier. Qu’est-ce qui explique donc le revirement brutal des autorités ? Selon nos investigations, le gouvernement n’a pas autorisé la poursuite de ce projet en raison de l’implication de l’ancien ministre de l’Industrie, Abdesslam Bouchouareb.

Ce dernier est considéré comme le véritable promoteur de ce projet industriel. Certaines sources bien informées avancent même qu’il est le véritable propriétaire de cette usine d’assemblage des véhicules et qu’en réalité, GLOBAL Group, est uniquement un nom d’emprunt qui lui sert de couverture pour ne pas éveiller les soupçons des autorités. Et pourtant, officiellement, nous retrouvons à la tête de cet opérateur privé basé à Batna, un certain Hassen Larbaoui qui occupe la fonction du PDG de Global Group.

Or ce dernier serait un parent proche d’Abdesslam Bouchouareb. En tout cas, cet opérateur était un parfait inconnu au bataillon avant l’arrivée de l’ancien directeur de communication du staff du candidat-Président Abdelaziz Bouteflika lors de la campagne électorale pour le 4e mandat en avril 2014.

Et par enchantement, Global Group obtient toutes les facilités et rejoint rapidement la cour des grands groupes privés sous l’ère Bouchouareb. Algériepart a récolté plusieurs témoignages concordants indiquant que l’ancien ministre de l’Industrie utilisait à ses fins personnelles les moyens logistiques de ce groupe privé. La proximité est donc démontrée et prouvée.

Et la décision d’Ahmed Ouyahia d’écarter cet opérateur de la course pour le développement de l’industrie automobile en Algérie sonne bel et bien comme une sanction contre Abdesslam Bouchouareb, le “politique affairiste”, comme le qualifient ses détracteurs, devenu une persona non grata dans les hautes sphères du pouvoir algérien.