C’est probablement le bout de tunnel pour les milliers de travailleurs de la Société nationale des Véhicules industriels. Le fleuron de l’Industrie mécanique algérienne, en difficulté depuis des années, va être bientôt récupéré par le ministère de la défense nationale.

L’usine de Rouiba, qui produit notamment des camions et bus, va donc faire partie du parc du département des Industries militaires de l’armée.

L’annonce de cette cession interviendra prochainement. Mais des sources  de l’UGTA, indiquent que c’est la « solution la moins mauvaise » que les autorités vont prendre. Et pour cause, la société publique, qui fait partie du groupe mécanique, vit dans des conditions financières exécrables depuis des années.

L’asphyxie financière empêche l’entreprise de se rénover. Elle a subi de plein fouet les affres de la concurrence. Des camions et bus, de meilleure qualité et surtout moins chers, ont envahi le marché, reléguant les vieilles machines de la SNVI au second plan. Ce manque d’investissements a contraint la société à arrêter d’honorer les commandes de sociétés publiques et même privées. L’Etusa, l’entreprise de transports d’Alger, a dû conclure un accord avec Tahkout pour assurer de nouvelles dessertes.

Du coté de la Défense, on tente plutôt d’acquérir un maximum d’actifs. L’armée a ainsi repris plusieurs anciennes usines civiles. C’est le cas d’unités de textiles et de constructions mécaniques.