Suite aux propos du Docteur Said Djabelkhir dans « L’émission impossible » de Beur TV, diffusée le 22 décembre 2017, où il mettait en cause le bien fondé de certains « hadiths » du prophète Mohamed rapportés dans « Sahih Al Boukhari » et appelait à un renouvellement de la lecture de l’islam au regard des impératifs de notre époque comme l’avait fait bien avant lui le Dr Mohamed Arkoun, un groupe de citoyens courageusement anonyme a appelé à fermer la chaîne de télévision et à faire taire la voix du chercheur de renom en sciences islamiques, spécialistes du soufisme, initiateur et animateur du Cercle des lumières pour la pensée libre, espace de débat et de réflexion progressiste qui traite des questions de fond dans la société algérienne.


À l’heure où les dirigeants de l’Arabie Saoudite, temple du salafisme wahhabite, appellent à une relecture des hadiths en vue d’élaguer la Sunna des textes falsifiés et des paroles mensongères indûment attribués au prophète de l’islam, les contempteurs de l’héritier de Mohamed Arkoun veulent bâillonner les voix de « la famille qui avance » et tirer notre peuple vers l’arrière en utilisant la religion comme fond de commerce à l’instar des Chemseddine, Hamadache, Belhamar et autres intégristes agissant à l’ombre d’organisations dites islamiques ou de médias complices à l’exemple d’Ennahar TV et Echourouk TV.


Devant cette levée de boucliers des conservateurs et des islamistes intégristes qui veulent garder notre société figée dans l’ignorance, l’inculture, l’arriération et l’obscurantisme en rejetant et en combattant toute approche différente, toute vision nouvelle, toute lecture critique, toute pensée libre, nous, signataires de cette déclaration exprimons haut et fort notre soutien indéfectible et notre solidarité agissante à Said Djabelkhir et à toutes les voix libres de notre pays qui n’a que trop souffert de la culture du sang basée sur des lectures littéralistes du Coran et de la Sunna et qui a failli l’emporter corps et âme il y a de cela très peu de temps.

Premiers signataires

Lazhari Labter, poète et romancier
Rabia Djelti, poète et romancière
Arezki Metref, poète, écrivain, journaliste
Sidali Kouidri Filali, blogueur
Aziz Mouats, auteur, journaliste
Lakhdar Ferhat, journaliste
Sam Siham Benniche, poétesse
Samira Bendris, éditrice et journaliste
Mohammed Boutaghane, enseignant, écrivain et traducteur
Amelle Ferdjani, enseignante
Amar Nacer, enseignant universitaire
Alia Mostefaoui, retraitée
Nadia Nacer-Khodja, travailleur Social/Conseillère Conjugale et Familiale
Boudjemaa Ait Mouffok, chef d’entreprise
Awicha-Amina Kahouadji, fonctionnaire
Ahmed Badaoui, retraité, membre du FCDR, militant des droits humains
Lakhdar Mariche, retraité