Abdelmalek Sahraoui est l’une des plus grosses fortunes de toute l’Algérie. Or cet oligarque très discret demeure jusqu’à présent méconnu de l’opinion publique algérienne. Pourtant, ce milliardaire voyage en jet privé, possède une collection de voitures luxueuses et dirige la holding Promo Invest, l’un des groupes privés les plus puissants du pays, présent dans plusieurs secteurs en Algérie, notamment dans la distribution de carburants et de produits pétrochimiques avec Petroser.

Le groupe d’Abdelmalek Sahraoui est également, avec sa société GGI Filaha, l’un des plus grands exploitants agricoles avec un total de 17.800 hectares répartis dans les wilayas de Mascara, Saïda, Oran et Adrar. Son groupe produit des raisins de table, des cerises et autres fruits précoces, ainsi que de l’huile d’olive,  des semences de pomme de terre et des céréales.

Excepté son élection comme député FLN en mai 2017 dans sa ville natale de Mascara, ce milliardaire fait tout pour rester à l’abri des projecteurs médiatiques. Une discrétion qui lui permet d’œuvrer secrètement dans les couloirs et salons du parlement algérien afin d’étouffer les lois et projets qui pourraient nuire aux intérêts des oligarques parmi les plus riches du pays. Et c’est justement Abdelmalek Sahraoui qui a été le chef de file du mouvement des lobbyistes qui ont pesé de pour modifier le contenu de la loi de Finances 2018.

Pendant près de trois jours, il a mené jusqu’à tard dans la nuit les conciliabules pour convaincre les députés du FLN et rallier les islamistes qui comptent de nombreux hommes d’affaires acquis à leur cause. Abdelmalek Sahraoui est celui qui a organisé la mise en place du courant fort et puissant afin de noyauter la commission des finances du parlement, et d’exiger le retrait de cet impôt sur la fortune qui allait le contraindre, lui et ses semblables richissimes hommes d’affaires, à payer des taxes considérables sur leur fortune.

Au bout du compte, le patron de Petroser aura atteint son objectif, et derrière son air bonhomme et d’apparente naïveté, l’homme rusé qu’il est a réussi à fédérer autour de lui les forces nécessaires pour faire tomber le « satanique » impôt sur la fortune. La victoire est précieuse, et au sein du FCE d’Ali Haddad, le patronat algérien dont Abdelmalek Sahraoui est vice-président, on a apprécié les services rendus par l’enfant de Mascara. Le trésor public algérien a ainsi perdu une cagnotte potentielle de l’ordre de 50 millions d’euros par an. De quoi construire des écoles et des infrastructures pour les Algériens les plus défavorisés, ceux d’en bas.

Malheureusement, le seigneur Abdelmalek Sahraoui et ses amis se contrefichent de ces Algériens. Dans son jet privé, il ne les croise jamais…

En partenariat avec Maghreb-Intelligence