C’est une éclatante victoire ! Pour la première fois depuis des années, l’Algérie gagne un procès en arbitrage international. La Cour Internationale d’arbitrage et de la Chambre de commerce internationale, basée à Paris, a confirmé officiellement à Sonatrach sa victoire contre l’italien Saipem, a-t-on appris suite à nos investigations. 

Le Tribunal de cette instance internationale a reconnu dans sa sentence la faute lourde de Saipem dans la gestion de certains appels d’offres en garantie. Saipem a été condamnée, par ailleurs, à payer des pénalités de retard pour les retards post-avenant Numéro 3. De ce fait, Saipem doit s’acquitter d’une pénalité qui dépasse les 192 millions de dollars. Ce montant est calculé hors-intérêt, a-t-on encore appris.

Les frais de l’arbitrage estimés à 2,6 millions de dollars vont être également remboursés à Sonatrach par Saipem. La compagnie nationale des hydrocarbures doit uniquement s’acquitter d’une amende qui dépasse les 56 millions de dollars. Ainsi, le résultat net de l’ensemble des condamnations présente un solde positif en faveur de Sonatrach d’un montant d’environ de 135 millions de dollars.

C’est une précieuse victoire qui intervient suite à un long conflit qui a opposé Sonatrach aux italiens de Saipem à la suite de plusieurs dossiers et de contrats conclus en Algérie depuis l’ère de Chakib Khelil. Aucun arrangement à l’amiable n’a été rendu possible par des italiens revanchards à la suite du scandale de de corruption qui a ébranlé la direction générale de Saipem et des collaborateurs de Chakib Khelil.

Algériepart a appris également que Stefano Cao, le PDG de Saipem, s’est déplacé en urgence ce samedi à Alger pour rencontrer le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour. La réunion s’est terminée samedi après-midi et les deux PDG ont convenu de reprendre les négociations au début de l’année 2018. Sonatrach n’a donc pas fléchi et persiste à conserver sa victoire qui lui permet de revenir sur l’échiquier des plus grandes sociétés pétrolières dans le monde.