Djezzy, le premier opérateur de téléphonie mobile qui s’est lancé en Algérie, va connaître à partir du 7 janvier 2018 une campagne de licenciement qui sème l’inquiétude au sein de ses travailleurs. Pour ne pas choquer l’opinion publique et ménager les sensibilités, la direction générale de Djezzy parle “d’opération de départs volontaires”. 

Un euphémisme qui désigne en réalité un véritable plan social que Djezzy va connaître à partir de 2018. Officiellement, Vincenzo Nesci, le président exécutif de Djezzy, parle d’un renouvellement des “anciens cadres de la boite”. Inciter les anciens à partir en leur offrant un bonus pour les dédommager et laisser de la place à des jeunes nouvellement recrutés.

L’argument ne convainc guère le syndicat des travailleurs de Djezzy comme il est clairement résumé dans ce document dont nous détenons une copie. La direction générale de l’opérateur de téléphonie mobile dont l’Etat Algérien est l’actionnaire majoritaire refuse de dévoiler les détails de son plan de départ volontaire. Elle ne veut toujours pas préciser le nombre des employés concernés. Le syndicat de Djezzy a refusé, dans ce contexte, de s’associer avec Vincenzo Nesci pour entériner cette action arbitraire et abusive.

Officieusement, Djezzy enregistre des contre-performances financières inquiétantes et une réduction de ses charges fait miroiter à ses responsables l’espoir de redresser la situation. Il faut savoir que pas moins de 4000 personnes travaillent pour Djezzy. Une bonne partie de ces employés seront sacrifiés par Vincenzo Nesci et ses collaborateurs pour faire des économies de bouts chandelle dont le seul but est de masquer leur bilan financier catastrophique.