Les députés ont menti aux Algériens. L’administration fiscale avait bel et bien les moyens de collecter les fonds récoltés par l’impôt sur la fortune que voulait instaurer l’impôt sur la fortune (ISF) à partir de 2018. Un impôt qui a été supprimé à la dernière minute lors de l’adoption de la Loi de Finances 2018 au parlement. 

“C’était faisable, nous avions pris nos dispositions pour atteindre les cinq milliards de dinars, soit l’équivalent de près de 50 millions d’euros,  des recettes que devrait rapporter l’ISF”, a expliqué à ce sujet le directeur général des Impôts, Mustapha Zikara, lors de son passage sur la Chaîne III de la Radio nationale.

“La commission a estimé que l’administration fiscale était en cours de modernisation et qu’il était préférable de différer la mise en œuvre de cet impôt”, a fait savoir encore Mustapha Zikara selon lequel des efforts ont d’ores et déjà été fournis pour permettre à l’administration fiscale d’être “automatisée” d’ici 2019. Il en veut pour preuve, à partir de 2018, les grandes entreprises seront obligées de faire leurs déclarations fiscales par “voie électronique”, a-t-il indiqué.

S’agissant enfin des taxes imposées par la Loi de Finances 2018, le premier responsable des impôts en Algérie a assuré que les prix resteront inchangés pour tous les produits à coûts « plafonnés », à l’exemple du pain, du lait, de l’huile, du sucre « et de certains transports publics ».