Même pas peur ! C’est cette expression qui résume à Alger les sentiments des diplomates algériens lorsqu’ils ont appris que la Royal Air Maroc a recouru aux servics de deux grands avocats parisiens pour actionner une poursuite judiciaire contre Abdelkader Messahel, le ministre des Affaires étrangères.

Les autorités algériennes ne montrent aucun signe de panique et se contentent de préparer une riposte politique.

Dés que l’information de la plainte de la RAM a été rendu publique, les autorités algériennes ont adressé une correspondance à l’ambassadeur d’Algérie à Paris, Abdelkader Mesdoua, afin qu’il prenne toutes les dispositions nécessaires lui permettant d’entrer en contact avec les autorités françaises et de les mettre en garde contre les conséquence sur les relations algéro-françaises d’une telle action hostile.

A Alger, l’hypothèse de convoquer l’ambassadeur français n’est pas écartée si la justice française enregistre officiellement cette plainte et ouvre une information judiciaire. La diplomatie algérienne envisage de mettre en relief l’immunité diplomatique dont jouit Abdelkader Messahel et compte rappeler aux autorités françaises que le déclenchement d’une information judiciaire sera perçu comme une violation des règles diplomatiques.

Par ailleurs, selon nos sources, Alger n’envisage pas de s’arrêter-là. Des lobbyistes algériens à Paris réfléchissent à entamer des poursuites judiciaires à l’encontre des personnalités politiques marocaines ou des médias marocains qui ont fait des déclarations publiques portant un préjudice moral aux institutions algériennes. Cette riposte est envisagée sérieusement si la situation venait à s’envenimer à la suite de cette plainte déposée par la RAM, assurent nos sources. C’est dire qu’Alger ne compte pas rester les bras croisés si la justice française donne une suite favorable à l’action de la RAM.

En partenariat avec Maghreb-Intelligence