La gestion des ressources humaines et les relations avec les employés ou travailleurs est une donnée stratégique pour l’avenir ou la rentabilité d’une entreprise. 

Et à ce sujet, une précieuse enquête réalisée par deux chercheurs de l’université de Mascara nous apprend énormément d’éléments sur le comportement et la vision des entrepreneurs algériens. Cette enquête menée auprès d’un échantillon composée d’une trentaine de chefs d’entreprise qui activent dans le secteur industriel plus particulièrement dans les quatre wilayas : Oran, Mostaganem, Alger et Blida.

Il en ressort de cette étude universitaire que pas mois de 70 % des entrepreneurs algériens considèrent que les préoccupations des employés sont prises en compte dans leur gestion quotidienne des affaires de leurs sociétés.

D’autre part, 73,3% des dirigeants enquêtés accordent une importance à l’amélioration
des conditions de travail. “Les dirigeants algériens souhaitent améliorer les conditions de
travail de leurs salariés pour renforcer la performance de leur entreprise”, constate cette enquête de l’université de Mascara.

En revanche,  seulement 40% des entreprises accordent de l’importance à la participation des employés aux décisions stratégiques. Au sein des entreprises algériennes, les décisions sont presque toujours prises par le dirigeant. “Le reste des employés sont dans l’entreprise seulement pour exécuter les ordres”, constatent les chercheurs ayant travaillé sur le terrain pour mener cette enquête. En effet, les entrepreneurs algériens estiment que les travailleurs n’ont pas un “savoir faire pour aider à trouver une décision efficace à l’entreprise”.

Mais comment motiver ses employés ? Pour 70 % des chefs d’entreprises, c’est la politique de rémunération qui est motivante. Pour 60% des patrons, les salaires  sont déterminés selon la “cohérence entre la productivité du personnel et la configuration du système de rémunération”.

Notons en outre que 63,3% des entrepreneurs algériens sont fortement d’accord avec la réduction des taux d’accidents de travail. C’est pour cette raison que leurs entreprises appliquent d’une manière stricte les normes de sécurité.

Concernant le recrutement, les chefs d’entreprises ne distinguent pas les femmes des hommes. 67% des entrepreneurs algériens sont plutôt d’accord pour le recrutement des femmes alors que pour 63,3% d’entre eux, les femmes doivent occuper des postes clés et stratégiques dans l’entreprise. Néanmoins, 33,4 % des entrepreneurs reconnaissent que les hommes n’acceptent pas d’être dirigés par les femmes. Notons enfin que 77% des entrepreneurs algériens enquêtés sont fortement d’accord avec la nécessité de la protection de l’environnement. Et 37% de nos entrepreneurs approuvent l’implication
de l’entreprise autour des causes d’intérêt général.