La situation financière difficile que traverse l’Algérie aura des répercussions sur le marché du travail. Une très sérieuse étude menée par menée par la Direction générale du Trésor français tire la sonnette d’alarme et affirme que le chômage va augmenter significativement  à partir de 2018 du fait d’un ralentissement de l’activité économique de notre pays. 

Selon cette étude citée par la très officielle APS, le taux de chômage en Algérie, évalué à 11,7 % pour 2017, “devrait atteindre 13,2 % en 2018, du fait d’un ralentissement de l’activité économique (0,8 % de croissance prévu en 2018), alors que le taux de chômage des jeunes s’établit à 26 % (18 % pour les diplômés de l’enseignement supérieur)”, relevant que le taux de chômage des femmes reste “plus élevé” (20 %) que celui les hommes (8,1 %).

Ces chiffres font froid dans le dos et indiquent que des millions de jeunes algériens subiront la précarité en 2018. Une situation très dangereuse qui peut saper la stabilité de notre pays. Cette même étude a pointé du doigt le système de fonctionnement de notre enseignement supérieur qui génère un “décalage entre le capital humain et les besoins du marché de l’emploi”. Cette étude explique que la surreprésentation des étudiants inscrits en sciences sociales et humaines (près de 65 %) “ne répond pas aux besoins actuels de l’économie” algérienne.

Il s’agit-là d’un problème délicat auquel l’Algérie doit remédier en urgence si elle veut limiter l’ampleur inquiétante du chômage des jeunes.