Le sulfureux Cheikh Chemseddine, connu sous le sobriquet de « Chemsou » a été interdit de tenir une conférence à l’intérieur du Centre universitaire de Relizane. L’information aurait pu passer inaperçue, ce n’est la section locale de l’UNGEL (Union générale des étudiants algériens), qui a donné l’information.

Evidemment, l’organisation estudiantine étant d’obédience islamiste, elle s’est dite « offusquée » par cette interdiction. Dans un communiqué rendu public, la section « Oran Est » de cette organisation, inféodée au Hamas, dénonce «l’irresponsabilité» de la direction de l’établissement qui aurait « créé l’anarchie » suite à l’annulation de la conférence de ce prédicateur autoproclamé. Pis encore, cette organisation exige des « excuses » de la part du rectorat de l’université.

Une attitude qui a fait réagir l’écrivain, Kamel Daoud, lequel a dénoncé sur sa page Facebook l’attitude de cette organisation estudiantine. “De petits gangs de resto U en viennent aujourd’hui à vouloir faire de ce qui reste de l’université algérienne des instituts de Rokia moyenâgeuses. Le plus fascinant dans la réaction sont ces grades qu’adore l’esprit indigène pour faire contrepoids à sa futilité: Cheikh, Allama (traduire Savant des Savants), son “excellence” pour qualifier des parasites théologiques ou des clowns à fatwas. .. “, a écrit le journaliste et romancier originaire de Mostaganem.

Cheikh Chemseddine, qui officie notamment sur la chaîne Ennahar TV, est habitué à des fatwas déroutantes. Il est également connu pour sa supposée aversion contre le salafisme. Ce qui ne change en rien à ses avis souvent intégristes qu’il émet derrière les caméras alors que lui-même ne peut justifier d’aucune qualification scientifique. Il n’est ni chercheur, ni islamologue et encore moins un théologien reconnu par la communauté universitaire. Ce Cheikh ne compte à son actif aucun ouvrage scientifique ou théologique.