Dans le sillage des mouvements de protestation que vit la Kabylie depuis quelques jours, les autorités semblent être prises de panique. Au lieu d’encourager la libre expression des idées et du débat, les autorités font dans la répression tous azimuts. A commencer par interdire la parole publique à des opposants.

C’est dans ce sillage que le sociologue, Nacer Djabi, n’a pas pu animer, mercredi, une conférence au niveau de la Faculté des Sciences politiques d’Alger. C’est ce que révèle l’intellectuel lui-même sur sa page Facebook. « Je devais animer une conférence lors d’un événement organisé par la faculté des sciences politiques de l’université Alger 3, mais mercredi les organisateurs m’ont contacté pour m’informer que la dite conférence a été annulée, en raison de ce que traverse certaines universités algériennes ces derniers jours. J’ai été convaincu par ce motif.  Or, grand fut mon étonnement lorsque je me suis rendu compte, jeudi, que la conférence a quand même lieu. Finalement, c’est seulement mon intervention qui a été annulée, sur décision du recteur de l’université 3 sous prétexte que j’étais un opposant au régime. C’est ce dont m’ont informé des enseignants et amis exerçant au sein de cette université”, témoigne le professeur Djabi qui évoque une « atteinte à la liberté académique ».

Le sociologue a quitté l’Université à la fin de l’année universitaire précédente. Il avait rendu public un long texte où il explique les raisons de cette démission. Cette démission est notamment lié à la corruption qui règne dans ce milieu, sensé être celui du savoir.