L’Algérie va lancer l’impression massive de nouveaux billets de banque pour financer les caisses des entreprises, institutions et banques publiques touchées de plein fouet par la crie financière depuis 2015. 

La planche à billets va tourner à grande vitesse. En effet, l’Algérie va imprimer à partir de cette fin d’année jusqu’à la fin de l’année 2019 l’équivalent de 30 milliards de dollars de nouveaux billets de banque. Ces chiffres ont été communiqués subrepticement par le ministère des Finances. Ce dernier a expliqué que les besoins de financement de notre pays s’élevaient à 570 milliards de dinars (5,5 milliards de dollars) en 2017, à 1815 milliards de dinars (18 milliards de dollars) en 2018 et à 580 milliards de dinars (5,6 milliards de dollars) en 2019.

Et le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, a reconnu publiquement en marge de la présentation du texte du projet de loi de Finances 2018 (PLF) devant le Conseil de la nation, que  ces besoins seront couverts totalement  par le recours au financement non conventionnel, la terminologie employé par les autorités algériennes pour parler de la planche à billets.

Les autorités algériennes espèrent même ressusciter le Fonds de Régulation des Recettes (FRR) avec les nouveaux billets qui seront fabriqués. Une stratégie qui soulève de nombreuses questions sur la compétence et et le niveau de conscience de nos dirigeants. Au lieu de créer de la richesse en créant une véritable économie, nos autorités créent de la monnaie, ou fausse monnaie, qui ne correspond à aucune richesse. Nous invitons à relire notre précédent décryptage pour comprendre les dangers de la planche à billets.