Le malaise vient de donner lieu à une situation explosive et incendiaire au sein de Djezzy, l’opérateur de téléphonie mobile qui patauge dans une profonde crise interne dans l’indifférence générale des autorités algériennes qui demeurent, pourtant, l’actionnaire majoritaire de ce fleuron du secteur télécommunications. 

Algériepart a obtenu ce jeudi des documents exclusifs démontrant que les syndicalistes de la section de l’UGTA de la société OTA Djezzy ont engagé le droit d’une grève pour contester le management de leur direction générale. Recrutements opaques, une santé financière inquiétante, des augmentations salariales suspendues, des primes d’évaluation bloquées, des conditions de travail déplorables et mauvaise gestion de l’entreprise, les représentants des travailleurs de Djezzy tirent la sonnette d’alarme et appellent à des changements dans les plus brefs délais.

Les perspectives sombres de l’ex-leader du marché de la téléphonie mobile en Algérie terrifient ces travailleurs. Et jusqu’à aujourd’hui, personne au sommet de la hiérarchie de Djezzy  n’a réagi pour répondre aux interrogations légitimes des syndicalistes. Vincenzo Nesci, le premier responsable de Djezzy, s’enferme toujours dans sa fuite en avant et préfère crier au complot au lieu de redresser la situation de l’opérateur de téléphonie mobile le plus populaire en Algérie.