Face aux « agressions » qui peuvent venir des nouvelles technologies, les autorités algériennes semblent être impuissantes. C’est l’aveu même de la ministre des Technologies de l’information et de la communication, Imane-Houda Faraoun, qui s’est exprimé devant les députés de l’Assemblée populaire nationale.

La responsable de la Poste et des TIC a avoué que le gouvernement ne peut pas faire face à la diffusion de jeux comme la « baleine bleue » et que le seul moyen de freiner cela est de « fermer les sites Internet ». Chose bien sûr impossible. Du point de vue technique, l’Algérie « possède tous les moyens pour bloquer les sites dangereux, mais il est impossible de bloquer ce type de jeux qui n’a pas un site précis », a indiqué la ministre. Elle a ajouté que « le site officiel de ce jeu a été bloqué depuis longtemps mais il circule toujours sur les réseaux sociaux et peut être téléchargé ». « Si nous voulons nous en débarrasser, il faut fermer tous les sites, ce qui n’est pas possible », a-t-elle dit.

Au moins trois jeunes se sont donnés la mort suivant le défi lancé par le jeu « la baleine bleue », venu de Russie. Il s’agit de jeunes adultes ou des adolescents. A Sétif, c’est un enfant de 09 qui s’est pendu dans la maison familial. Des faits qui ont poussé le ministère de l’Education nationale à appeler à la vigilance des parents.