C’est tout l’avenir du football algérien qui est compromis en raison des actuelles tensions qui minent le bureau fédéral de la fédération algérienne de football (FAF), a-t-on appris de plusieurs sources concordantes. 

Des tensions qui se sont transformées en une véritable guerre de clans. Une guerre à cause de laquelle l’Algérie a pratiquement perdu ses chances de décrocher un poste représentatif au sein du comité exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF). Il s’agit d’une fonction que l’Algérie a perdu depuis le départ de Mohamed Raouraoua au moins de mars dernier.

Depuis l’échec de l’ancien président de la FAF à se faire réélire au Comité exécutif de la CAF, l’Algérie n’est plus nullement représentée dans cette instance stratégique sur l’échelle continentale car c’est à ce niveau-là qu’il faut défendre les intérêts du football national face aux divers lobbys mis en place par les multiples groupes d’influence.

Il s’avère que l’Algérie disposait d’une autre opportunité pour imposer un représentant au sein du Comité Exécutif de la CAF. Pour ce faire, il suffisait que la FAF désigne un représentant et envoie son dossier à la CAF avant le 7 décembre dernier dans le cadre de l’organisation d’une élection pour laquelle s’est présentée qu’un seul concurrent libyen.

L’objectif était à portée de main. Malheureusement, le clanisme a pris le dessus sur l’intérêt national. Aucun consensus ne s’est dégagé pour choisir le représentant algérien qui devait déposer sa candidature à la CAF. Bachir Ould Zmirli, le Vice-Président de la FAF, devait préparer son dossier et se lancer dans la course pour relever ce défi. Mais en interne, un conflit l’opposait à un autre membre du bureau fédéral. Il s’agit de Rachid Gasmi. Ce dernier voulait également prendre le poste à la CAF. Mais il fallait pour cela saboter la candidature d’Ould Zmirli. Des manœuvres sont orchestrées pour retarder la validation de la candidature du vice-président de la FAF. Et au final, la FAF ne s’est prononcée définitivement que le 6 décembre, c’est-à-dire à la veille du dernier délai fixé par la CAF.

La FAF a donc commis une incroyable bêtise. La CAF ne devrait pas accepter le dossier du candidat algérien en raison de ce retard incompréhensible. Cela signifie clairement que l’Algérie sera privée d’un représentant qui défendra les intérêts de ses clubs sportifs dans l’instance la plus importante de la CAF. L’Algérie ne pèsera aucunement dans le choix des arbitres, les tirages au sort, etc.

Aujourd’hui, la FAF essaie de procéder à un recours au niveau de la CAF pour que le candidat algérien ne soit pas définitivement éjecté. Ceci dit, les chances de voir ce recours aboutir demeurent minimes et il faudra un miracle pour redresser la situation. Quoi qu’il en soit, la gouvernance actuelle de la FAF est indigne de l’histoire et des valeurs du football algérien.