La Chine a mis sur orbite lundi le premier satellite algérien dédié aux télécommunications, marquant les débuts de la coopération spatiale entre les deux pays, a indiqué un média d’Etat chinois. Alcomsat-1 a été propulsé par une fusée chinoise Longue Marche-3 vers 00H40 heure locale (16H40 GMT dimanche) depuis le centre de lancement de Xichang, dans la province du Sichuan (sud-ouest), selon l’agence Chine nouvelle.

L’engin sera utilisé par l’Algérie pour la diffusion télévisuelle, les télécommunications d’urgence, l’éducation à distance, la communication entre les entreprises ou encore la navigation par satellite. Peu après le tir réussi, le président chinois Xi Jinping et son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika ont échangé des messages de félicitations, a indiqué Chine nouvelle. “(Le projet Alcomsat-1) constitue une première en matière de coopération spatiale entre la Chine et un pays arabe et jouera un rôle important pour promouvoir le développement économique de l’Algérie, l’amélioration des conditions de vie de sa population et ses avancées sociales”, a déclaré M. Xi, selon l’agence de presse.

L’exploitation et le contrôle du satellite seront effectués par les ingénieurs de  l’Agence spatiale algérienne (ASAL), depuis les centres d’exploitation des systèmes de télécommunications de Boughezoul (Médéa) et de Bouchaoui (Alger). Ces opérations auront lieu dès la séparation du satellite du lanceur jusqu’à sa position orbitale géostationnaire. Ces derniers procéderont à l’activation, à la surveillance et au contrôle des différents sous-systèmes du satellite et de ses appendices (antennes, panneaux solaires, réflecteurs etc.).

Il est à souligner enfin que l’Algérie a noué un partenariat stratégique avec la Chine qui vient de développer dans ce domaine des satellites très sophistiqués assurant des communications qui, en théorie, ne peuvent pas être piratées.
Alors que les satellites traditionnels sont conçus pour couvrir une zone géographique déterminée et servir avec une fréquence également déterminée, du fait notamment des réglementations internationales, les satellites développés par la Chine peuvent être reprogrammés à distance. Il s’agit d’une nouvelle technologie sur laquelle travaille également les européens lesquels espèrent lancent des satellites aussi performants à la fin de l’année 2018.