Des dizaines de manifestations se sont déroulées ce lundi matin dans certaines régions de Kabylie, a-t-on appris de nombreuses sources locales. Globalement, les manifestations, qui ont drainé des centaines de manifestants, parmi notamment les étudiants, se sont déroulées dans le calme. Sauf à Bouira où des escarmouches ont éclaté entre les étudiants et les forces de l’ordre.

Les affrontements ont commencé lorsque des policiers ont bloqué les accès de l’Université Mohand-Oulhadj de Bouira. Les étudiants, qui voulaient sortir pour manifester au centre-ville, ont réagi avec des jets de pierre. Certains d’entre-eux sont montés sur le fronton de l’institution universitaire. Ils ont arraché le drapeau algérien et mis à sa place plusieurs emblèmes amazighes. Notons tout de même que personne n’est allée jusqu’à planter le drapeau des indépendantistes du MAK. L’intervention des policiers a tourné à l’affrontement. Des émeutes ont donc éclaté aux abords de l’Université. Des blessés sont à déplorer. Mais le calme est revenu dans plusieurs quartiers de la ville.

En revanche, à Béjaïa et Tizi-Ouzou, où des centaines d’étudiants ont battu le pavé pour réclamer une meilleure prise en charge de Tamazight, les manifestations se sont déroulées dans le calme. Les étudiants ont notamment clamé, à gorges déployées, des slogans du genre « ass-a, azekka, tamazight tella, tella ». Des slogans repris partout, y compris dans des petites villes, où des lycéens ont également manifesté sans que des incidents majeurs ne soient déplorés.