Aux Etats-Unis, les think tanks les plus influents prédisent un avenir sombre à l’Algérie. Inspirateurs et baromètres des événements à venir, l’un de ces think tanks, au sein desquelles sont élaborées les grandes lignes de la politique extérieure américaine, a classé l’Algérie parmi les dix pays instables qui risquent de connaître le chaos dans les 4 prochaines années. 

L’Algérie a été citée dans une très importante note d’analyse intitulée « Ten countries whose stability can’t be taken for granted ». Réalisée par l’American Entreprise Institute (AEI), un think tank qui a pignon sur rue à Washington, cette analyse définit l’Algérie comme un pays qui représentera des défis majeurs pour la Maison Blanche dans les quatre prochaines années.

Le Think tank américain a considéré, effectivement, l’Algérie comme un pays comme instable. D’après même cette analyse, l’Algérie fait partie des pays dans lesquels se dérouleront les futurs chaos. Mais pourquoi un diagnostic aussi négatif pour l’avenir de l’Algérie ?

D’après l’american Entreprise Institute (AEI), la mort de Bouteflika, ou son départ du pouvoir prévu d’ici 2020 par l’AEI, provoquera une situation d’instabilité qui sera très dure à gérer. “L’homme fort de longue date de l’Algérie, partira probablement avant la fin de ces quatre prochaines années”, estiment les experts de l’AEI. Et selon ces derniers, les autorités algériennes devront à nouveau affronter les islamistes radicaux qui pourraient “chercher à se venger d’avoir été écartés du pouvoir si longtemps.”

Et le futur pouvoir algérien post-Abdelaziz Bouteflika devra affronter de nouveaux groupes armés qui ne manqueront pas d’armes puisqu’ils vont puiser tout ce qu’il leur faut dans l’arsenal libyen. Le sud Algérien risque d’être touché de plein fouet par le redéploiement de nouveaux groupes armés. Le défi sécuritaire sera donc énorme pour l’Algérie dans les 4 prochaines années. Et la succession d’Abdelaziz Bouteflika inquiète fortement les experts américains. Les dirigeants devront s’inspirer de ces analyses pour améliorer leur gouvernance et éviter de subir des troubles qui pourraient fournir le prétexte aux grandes puissances d’intervenir dans les affaires internes de notre pays.