Depuis 1999, l’Algérie a dépensé pas moins de 90 milliards de dollars dans le secteur des Travaux Publics et des transports pour construire des infrastructures routières, aéroportuaires et de communication. 

Le chiffre est astronomique. Il a été révélé officiellement par le ministre des Travaux Publics et des transports, Abdelghani Zaalane. Selon ce ministre, ces ressources financières ont notamment permis la réalisation d’une autoroute longue de 1.216 km ainsi que la réalisation de sept pénétrantes reliant les principaux ports du pays à l’autoroute Est-Ouest.

Avec cet argent, l’Algérie a procédé également à  la réalisation de milliers de kilomètres de routes et de centaines d’ouvrages d’art ainsi qu’à l’entretien du patrimoine routier par des actions de modernisation et de sauvegarde de milliers de kilomètres de routes.

L’Algérie est également en train de réaliser  2.300 km de voies ferrées et s’occupe de l’entretien et la modernisation du réseau ferroviaire actuel d’une longueur de 4.000 kilomètres. A entendre donc les autorités algériennes, la manne de 90 milliards de dollars a été savamment bien gérée. Or, une comparaison avec d’autres pays à travers le monde nous permet de douter de ces certitudes.

En effet, un pays comme la Turquie, aujourd’hui une véritable puissance économique émergente, a dépensé beaucoup moins que l’Algérie en obtenant, paradoxalement, des résultats nettement plus probants et convaincants. Ainsi, concernant les infrastructures de transport et de communication, la Turquie a dépensé entre 2003 et 2015 près de 56 milliards d’euros. Et plus de 5 milliards d’euros ont été obtenus par l’Etat truc grâce au partenariat public-privé. Et avec ce budget, la Turquie occupe maintenant le 6e rang en Europe et le 8e dans le monde en termes de longueur de lignes à grande vitesse.

La Turquie s’est offert  également à travers ce budget 66 244 km dont 2 289 km d’autoroutes, soit plus que le double de l’Algérie. Quant au réseau ferroviaire de la Turquie, il dépasse les 12 532 Km. Et pourtant, la Turquie a dépensé beaucoup moins que l’Algérie pour obtenir toutes ces infrastructures qui font d’elle l’un des pays le plus moderne au monde.

Peut-on encore affirmer à la lumière de toutes ces données que l’Algérie a réellement géré dans la transparence et la rationalité ses 90 milliards de dollars ? Evidemment que non…