Pour faire face à la crise financière qui l’empêche de fonctionner normalement, Air Algérie a choisi la facilité. Au lieu d’opérer un changement structurel, la compagnie nationale des transports aériens se dirige vers une augmentation des prix. “La compagnie doit impérativement trouver des sources de financements”, a tenté de justifier jeudi matin, le ministre des Transports et des Travaux publics, Abdelghani Zaalane, lors d’une sortie dans la capitale. 

Plus démagogique, le ministre a indiqué que la compagnie aérienne publique « n’est pas en faillite » même s’il reconnaît que Air Algérie connaît des « difficultés financière passagères ». Il a contredit ainsi le PDG de la société, Bakhouche Alleche, qui a adressé une lettre aux travailleurs de la compagnie leur décrivant une société en grosse difficulté.

Pour expliquer ses propos, le ministre des Transports, tutelle de la compagnie aérienne, a indiqué que Air Algérie est «en pleine restructuration ». Et pour faire sa mue et changer sa politique tarifaire,  Air Algérie est en train de préparer sa migration officielle vers un nouveau système de réservation qui entrera en vigueur le 10 décembre 2017.

“Ce changement stratégique témoigne de la volonté de la compagnie à servir ses clients avec plus d’efficacité, mais peut également causer des perturbations, durant sa mise en service, tant au niveau de la réservation qu’au niveau des enregistrements”, a expliqué à ce sujet la compagnie nationale.

 Les Algériens risquent donc à partir de 2018 de payer encore plus cher des billets d’avion dont les prix sont depuis des années parmi les plus exorbitants dans le monde.