Exercer le métier de constructeur automobile ne sera plus chose aisée en Algérie. Le nouveau cahier des charges concernant cette profession a été publiée dans le dernier journal officiel de la République algérienne.

Selon le document signé par Ahmed Ouyahia, l’exercice de la profession de montage de véhicules est ouverte aux opérateurs constitués sous la forme de sociétés commerciales «attestant d’un minimum de trois années d’expérience dans le secteur automobile et titulaires d’un agrément définitif de concessionnaire automobile délivré par le ministre chargé de l’industrie».

Plus que ces dispositions « techniques », le nouveau cahier des charges exige un taux d’intégration important. « La société de production et de montage, s’engage à atteindre un taux d’intégration minimum de 15 % après la troisième année d’activité, à compter de la publication du présent cahier des charges, et de 40 % à 60 % après la cinquième année, et à respecter le détail des taux d’intégration progressifs par catégorie, tel que fixé par la réglementation en vigueur », indique en effet le document publié récemment dans le Journal officiel.

Le même document exige également un certain taux d’employabilité de la main d’œuvre locale. Cela doit dans tous les cas dépasser les 50%, ajoute-t-on.

En plus de l’emploi, les opérateurs devront travailler d’avantage sur la formation de leurs personnels. « L’opérateur agréé doit mettre en œuvre un plan de formation de qualification du personnel d’encadrement local, en matière de management industriel et de gestion des chaînes de production, et du personnel de maîtrise et d’exécution aux techniques industrielles. L’opérateur agréé contribue également à la promotion de l’innovation et de la recherche & développement appliquées à l’industrie nationale de véhicules », indique la loi.

Au sujet de la qualité, le texte exige la même que ceux des véhicules importés et demande des véhicules qui respectent l’environnement.

La non-application stricte de ces dispositions expose les contrevenants à des sanctions pouvant aller jusqu’au retrait d’agrément, conclut enfin la loi.