Le bilan de la ministre Houda-Imane Faraoun est de plus en plus désastreux. Jamais, au grand jamais, le secteur des TIC et de la Poste n’a connu autant de dysfonctionnements. Depuis plusieurs mois, de nombreux algériens ne reçoivent plus leurs courriers et colis. 

Les blocages constatés au niveau des Centres de Dépôts et de Distribution de courrier (CDD) ont causé un énorme préjudice à des milliers d’Algériens. Et ce problème dure depuis près d’une année. Dans plusieurs quartiers à Alger-Centre, les résidents ne reçoivent plus leur courrier depuis 1 an car des millions de lettres et des milliers colis restent bloqués dans les CDD car leur tri manuel s’effectue à un rythme très lent, a-t-on appris de plusieurs sources bien au fait de ce dossier.

Mêmes les facteurs commencent à manquer cruellement dans plusieurs communes de la capitale Alger et des autres grandes villes du pays. La raison ? Des départs à la retraite qui n’ont pas été remplacés par de nouveaux recrutements. Ainsi, à la rue des Frères Bennacer (ex rue Levacher) à Alger-Centre, à quelques encablures de l’APC d’Alger-Centre, des résidents ne reçoivent plus leurs courriers depuis une année !

Au petit centre d’Algerie Poste de la Rue Asselah Hocine situé en face de la Wilaya d’Alger, un lieu qui abrite les anciennes boites postales d’Alger-gare, les usagers ne reçoivent également plus leurs courriers et leurs colis depuis 1 an. Les responsables de ce centre assurent que le problème provient du grand centre de tri de Birtouta, situé à 24 Km d’Alger, où les agents de tri partis eux-aussi à la retraite n’ont pas été également remplacés.
Algérie-Poste a voulu faire ainsi des économies en pénalisant le citoyen algérien qui se retrouve, dés lors, dans une situation compliquée. A titre d’exemple, certains retraités algériens ayant travaillé en France ne peuvent plus percevoir leurs retraites car ils ne reçoivent pas le “certificat de vie” qu’ils doivent remplir et qui leur est envoyé par l’administration française avec accusé de réception via Algérie-Poste. Il s’agit d’un formulaire indispensable exigé par l’administration française pour qu’elle puisse s’assurer que ces retraités demeurent toujours en vie.
Et face à toutes ces déboires, la ministre Houda-Imane Faraoun s’enferme dans un silence intriguant laissant derrière elle des milliers, voire des millions d’Algériens qui souffrent dans l’indifférence générale.