Le comité des femmes travailleuses du Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique (SNAPAP) et de la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA) tirent la sonnette d’alarme et s’attend à des augmentations vertigineuses des prix des produits alimentaires de base en 2018. 

Lors d’une conférence /débat tenue  à la maison des syndicats de Bab Ezzouar  le 02 décembre dernier, ce comité des femmes travailleuses a prévenu que “l’augmentation des  prix qui ne va surement pas s’arrêter uniquement au  pain”. “Une fois le choc passé, ce sera au tour de l’huile, du sucre et des produits de base largement consommés qui seront inaccessibles aux salariés”, prévient cette organisation syndicale selon laquelle ces augmentations constitueront une “nouvelle source de violence sociale et économique” en Algérie.

D’après le Comité des femmes travailleuses du SNAPAP et la CGATA, les dernières dispositions de la Loi de Finances 2018 exposent les Algériens les plus vulnérables au danger. “Elles déstabilisent et disloquent  la famille en proie à la précarité et à la famine”, s’indigne la même organisation qui déplore fortement l’annulation de l’impôt sur la fortune, “à un moment où les caisses de l’Etat sont supposées vides et que pour les renflouer, les pouvoirs publics n’ont pas trouvé mieux que d’aller chercher l’argent dans la poche des salariés en détresse”, affirme enfin ce comité des Femmes Travailleuses.